La production porcine s’adapte aux changements

Plus de 500 personnes étaient présentes à la récente édition du Congrès du porc, tenue cette année en une seule journée, le 4 avril 2012, au Centre des congrès de Lévis. Voici un compte-rendu de quelques conférences présentées dans le cadre de cette journée.

Recherche et innovation en production porcine

« Dans 50 ans, nous allons avoir besoin de deux fois plus de nourriture, explique le professeur Jean-Paul Laforest du Département des sciences animales de l’Université Laval. 70% de cette augmentation viendra de la recherche et du développement. » Il cite en exemple les travaux de Chantal Farmer du Centre d’Agriculture Canada à Sherbrooke qui porte sur l’utilisation des phyto-estrogènes pour améliorer le poids des jeunes porcelets. « Lorsqu’on augmente la taille de portée, on diminue le poids à la naissance et l’on augmente aussi beaucoup la variation dans la portée », explique-t-il.

Chantal Petitclerc : exemple de détermination

L’athlète paralympique Chantal Petitclerc est devenue handicapée lorsqu’elle jouait sur une ferme abandonnée à l’âge de 13 ans. Son parcours est bien connu. Aux derniers jeux paralympiques, elle a remporté cinq médailles d’or lors des courses en fauteuil roulant. Elle a de plus brisé plusieurs records en carrière. Les gens de l’assistance ont écouté attentivement le discours de cette battante au sourire omniprésent. « Il n’y a pas de trop petit rêve, pas de trop petite ambition », explique Chantal Petitclerc.

AQAZ : Agronome en production porcine

Les deux conférenciers invités, les agronomes Rémi Pettigrew, de la Fédération des producteurs de porcs, et René Mongeau, président de l’Ordre des agronomes, ont insisté sur l’importance du travail multidisciplinaire entre agronomes, vétérinaires et conseillers financiers. « Nous allons tous nous assurer de la survie de nos producteurs si nous arrivons à travailler tous ensembles », a dit Rémi Pettigrew. L’agronome joue le rôle de porteur de dossier de ces rencontres. En date du Congrès, 40 analyses multidisciplinaires avaient eu lieu auprès d’entreprises porcines.

Selon René Mongeau, les besoins d’agronomes sont bien présents. Il assure que même si le nombre d’étudiants diminue, les immigrants comblent, pour l’instant, le vide. Le Québec compte 3300 agronomes.

Pour en savoir d’avantage sur l’événement, lire l’article Les ateliers du Congrès du porc 2012.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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