La qualité de l’ensilage de maïs, un défi complexe

Saint-Pie-de-Bagot (Québec), 18 août 2001 – Évaluer la qualité d’un maïs ensilage est souvent fort complexe. En fait, la valeur alimentaire des hybrides à ensilage dépend de l’équilibre optimal entre les trois éléments suivants : volume, énergie et digestibilité.

Selon Pierre Boireau de Syngenta Semences Canada, Inc. « le volume de matière sèche fourni par un hybride à ensilage doit être abondant, mais il faut également une bonne valeur énergétique, assurée par l’amidon des grains, ainsi qu’une bonne digestibilité, qui dépend de la proportion des fibres dans la plante ». En d’autres termes, l’hybride à ensilage idéal est un hybride à haut rendement de la plante entière (plante haute et feuillue), au stade de maturation optimal des grains (richesse en amidon associée à des grains cornés dentés), et ayant une bonne digestibilité (qualité de la fibre du feuillage, favorisée par la verdeur tardive, appelée Stay Green en anglais). Grâce à la verdeur tardive, les feuilles et les tiges demeurent vertes plus longtemps pendant la maturation de l’épi. Les grains ont donc plus de temps pour se charger des sucres produits par les feuilles puis transformés en amidon. C’est en tenant compte de ces critères que les hybrides à ensilage de marque NK, reconnus sur le marché pour leur verdeur tardive et leur valeur alimentaire exceptionnelle, ont été sélectionnés.

Bien choisir le moment de la récolte

« Toutefois, pour tirer parti de ces hybrides de grande valeur, l’environnement et la régie des champs sont importants, et particulièrement le moment de la récolte, insiste Pierre Boireau. Idéalement, il faut récolter le maïs ensilage lorsque la teneur en eau de la plante entière se trouve entre 65 % et 70 % (donc à une teneur en matière sèche de 30 à 35 %). À ce moment, près de 50 jours se sont écoulés après l’apparition des soies sur les épis et il reste une dizaine de jours avant la maturité physiologique de la plante. La teneur en eau du grain se situe alors à environ 40 % et la ligne de lait, ou ligne de maturité du grain, est descendue à un peu plus de la moitié (60 % ) de la hauteur du grain de maïs. »

À chacun son hybride à ensilage

Pour 2002, les producteurs québécois pourront choisir parmi une gamme comptant quelque 16 hybrides à ensilage de marque NK, dont les nouveaux N15-P6, N17-K5, N17-J4 et N25-Y2 qui conviennent autant à l’alimentation des bovins laitiers qu’à celle des bovins de boucherie. On se rappelera que les hybrides « laitiers » NK ont un rendement élevé et une excellente digestibilité de la plante entière et des parois cellulaires, ce qui favorise la consommation alimentaire et la production de lait. Les hybrides NK destinés aux bovins de boucherie, quant à eux, sont riches en amidon et permettent un gain journalier maximal. Il est également intéressant de noter que tous les hybrides à ensilage NK font aussi d’excellents hybrides à grain.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Syngenta Canada

http://www.syngenta.ca/

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