La réforme agricole de l’OMC doit aller plus loin, dit Ottawa

Tokyo (Japon), 14 février 2003 – Le projet mis de l’avant par l’Organisation mondiale du commerce pour réduire les barrières commerciales agricoles et éliminer les subventions est trop timide, a estimé le ministre canadien de l’Agriculture.

Bien que la proposition de l’OMC marque un pas « dans la bonne direction », beaucoup de chemin reste à faire, a affirmé le ministre Lyle Vanclief à quelques heures du début de discussions commerciales informelles entre 22 pays réunis à Tokyo.

« Ça offre des changements mais ne rend pas la joute équitable pour tout le monde », a-t-il dit à Reuters.

Le plan de l’OMC, présenté cette semaine, table sur une réduction moyenne de 60% des tarifs d’importation de produits agricoles, qui sont actuellement assujettis à des droits de plus de 90%. Il propose aussi la fin des subventions à l’exportation, mais sur une période beaucoup plus longue que celle préconisée par Ottawa.

« Au chapitre de l’aide gouvernementale, la proposition laisse des sommes d’argent considérables à la disposition des États-Unis et de l’Union européenne. »

Le débat sur l’élimination des barrières agricoles devrait, selon toute attente, monopoliser les discussions à Tokyo. La réunion de trois jours s’inscrit dans les négociations lancées à Doha, au Qatar, en novembre 2001.

Les membres de l’OMC doivent s’entendre d’ici le 31 mars sur un nouvel accord-cadre en vue de la prochaine ronde de négociations agricoles.

L’OMC doit s’entendre sur l’ensemble des secteurs commerciaux — de l’agriculture aux médicaments génériques en passant par la propriété intellectuelle — d’ici janvier 2005.

Le débat sur l’agriculture oppose le Canada, les États-Unis et l’Australie, partisans du libre-échange, à certains membres plus protectionnistes comme le Japon et l’Union européenne.

Source : Reuters

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

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