Le cheptel demeure trop gros : une solution s’impose

Ottawa (Ontario), 20 mai 2005 – La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) se joint aux exploitants de ranch et aux agriculteurs de tous les coins du pays pour souligner l’anniversaire de l’événement qui a déclenché l’une des pires crises de toute l’histoire de l’agriculture canadienne. C’est en effet à cette date il y a deux ans que des responsables gouvernementaux avaient confirmé la découverte d’un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine dans le cheptel bovin canadien.

« Ces deux dernières années ont été parmi les plus difficiles pour l’industrie agricole canadienne, non seulement pour les grands éleveurs de bovins et de ruminants, mais aussi pour tous les producteurs, a déclaré le président de la FCA, Bob Friesen. En dépit du travail exceptionnel accompli par l’industrie et le gouvernement, qui a démontré clairement la salubrité indéniable de notre boeuf canadien et a fait ouvrir les frontières au boeuf en caisse carton, des marchés clés demeurent fermés à nos animaux vivants. Notre industrie continue de souffrir. »

La FCA profite de l’occasion pour attirer l’attention sur l’urgente question de la taille du cheptel, qui est excessive parce que la fermeture de la frontière perdure. Compte tenu de l’effondrement des prix du boeuf, les producteurs ont été incapables de retirer les animaux de leurs troupeaux au rythme habituel et donc de maintenir les troupeaux à un niveau optimal. Au 1er avril 2005, le cheptel bovin du Canada s’élevait à 15,8 millions de bovins de boucherie et de bovins laitiers. Les producteurs déclarent avoir conservé plus de 900 000 femelles de reproduction excédentaires en raison du manque de débouchés et de la faiblesse des prix. Les animaux âgés de plus de 7 ans représentent dorénavant 31 % du cheptel national.

« Il y a de toute évidence plus d’animaux qu’il ne devrait y en avoir. Les producteurs ont à nourrir ces animaux et doivent le faire sans revenus, souligne M. Friesen. Et même si la frontière rouvrait demain matin, les prix demeureraient bas car l’excédent accumulé se traduirait par une offre excédentaire. Nos gouvernements se doivent donc d’agir dès maintenant, en travaillant de concert avec l’industrie pour trouver une solution. »

En cet anniversaire, la FCA tient aussi à remercier les consommateurs canadiens de leur appui indéfectible. « Si l’industrie a réussi à tenir le coup aussi longtemps, c’est en grande partie grâce à la loyauté et au soutien des consommateurs canadiens, a ajouté M. Friesen. Nous leur adressons donc nos remerciements les plus sincères. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

Commentaires