Le gouvernement du Canada s’engage dans un régime de commercialisation mixte de l’orge

Ottawa (Ontario), 13 février 2008 – L’honorable Gerry Ritz, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé, a fait la déclaration suivante concernant les discussions avec la Commission canadienne du blé (CCB).

« Le gouvernement du Canada s’est engagé à accorder aux producteurs d’orge de l’Ouest canadien la liberté de choix qu’ils exigent et méritent.

« La Commission canadienne du blé a fait faux bond aux agriculteurs de l’Ouest canadien en refusant de collaborer avec le gouvernement pour réaliser l’objectif du libre choix du mode de commercialisation de l’orge.

« Depuis ma nomination au poste de ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, j’ai collaboré avec la Commission canadienne du blé dans la mesure du possible afin d’offrir aux agriculteurs de l’Ouest canadien le nouveau régime qu’ils demandent. La CCB affirme elle-même qu’un changement s’impose et elle prétend défendre les intérêts supérieurs des producteurs.

« Le 29 janvier, j’ai présidé une réunion à laquelle participaient la CCB, les gouvernements des provinces de l’ouest et des représentants de tous les maillons de la chaîne de valeur de l’industrie de l’orge. Selon le mandat qui est ressorti clairement de cette réunion, la CCB devait proposer une feuille de route claire et pratique en vue de l’établissement d’un régime de commercialisation mixte de l’orge.

« La CCB a répondu à ce mandat en demandant la tenue d’une rencontre entre le gouvernement et une délégation de la CCB.

« La CCB ne s’est pas présentée à la rencontre avec l’intention de discuter du dossier de l’orge. Lorsque je leur ai demandé ce qu’ils avaient à proposer pour réformer le régime de commercialisation de l’orge, les représentants de la CCB ont admis qu’ils n’avaient aucune proposition à soumettre. En fait, ils ont reconnu qu’ils n’avaient pas le mandat de discuter de la commercialisation de l’orge. Ils se sont plutôt contentés de présenter une liste d’exigences unilatérales.

« La CCB n’a pas agi de bonne foi en omettant de préparer des propositions ou des demandes concrètes pour la rencontre d’hier. Elle a même dérogé à sa propre exigence de confidentialité lorsqu’elle a convoqué une conférence médiatique.

« La CCB pourrait user de ses pouvoirs discrétionnaires pour apporter certains changements dont les agriculteurs tireraient profit. Par exemple, en 2006, la CCB a mis en place un programme intitulé « Du champ à la table » qui a permis aux petites entreprises de transformation du grain pour des marchés à créneaux de s’approvisionner directement auprès des agriculteurs. Toutefois, la CCB a décidé qu’elle ne fera rien pour les producteurs d’orge.

« Le gouvernement du Canada est à l’écoute des producteurs d’orge de l’Ouest canadien et il va présenter un projet de loi pour établir un régime d’options de commercialisation de l’orge. Les producteurs d’orge de l’Ouest canadien ont le droit de jouir de la même latitude que les autres producteurs du Canada tiennent déjà pour acquise. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

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