Le gouvernement fédéral fait languir les travailleurs de l’industrie du boeuf

Toronto (Ontario), 30 mai 2003 – En dépit de la promesse du premier ministre Jean Chrétien d’accorder « un traitement juste » aux travailleurs de l’industrie du boeuf victimes de mises à pied en raison de la crise de la maladie de la vache folle, un message annoncé par Jane Stewart, ministre de Développement des ressources humaines Canada (DRHC) devant la Chambre des communes révèle que le gouvernement n’est pas prêt à appuyer une dispense de la période d’attente de deux semaines exigée pour l’obtention des prestations d’assurance-emploi. Dans des lettres adressées séparément au premier ministre Jean Chrétien et à la ministre Jane Stewart la semaine dernière, les TUAC Canada, le syndicat qui représente plus de 14 000 travailleurs de l’industrie du boeuf, ont demandé que l’on accorde aux travailleurs de l’industrie du boeuf qui sont victimes de la crise de la vache folle la même dispense dont ont bénéficié les personnes affectées par le SRAS.

« Plus de 1 000 travailleurs et travailleuses ont été soudainement mis à pied à travers le pays et des milliers d’autres en sont menacés, sans en être responsables ni les entreprises pour lesquelles ils travaillent », déclare Michael Fraser, directeur national des TUAC Canada. C’est une crise nationale et le gouvernement fédéral devrait faire tout ce qu’il peut dans les différents domaines de l’industrie alimentaire pour aider les gens qui en sont affectés. Pour les travailleurs de l’industrie du boeuf, cette aide consisterait notamment à leur permettre d’obtenir plus rapidement leurs prestations d’assurance-emploi et de bénéficier d’une dispense de la période d’attente de deux semaines exigée. C’est injuste de refuser une aide immédiate à ces travailleurs et travailleuses et à leurs familles pris de court par des mises à pied soudaines.

« L’interdiction d’importation imposée par les Etats-Unis doit être levée », de dire Fraser. « Les commentaires négatifs du premier ministre Jean Chrétien sur le gouvernement américain sont indélicats et irresponsables aux yeux de nos membres et autres personnes affectés par la crise, surtout quand les relations commerciales entre nos deux pays sont déjà si tendues. » Plus de 70 % du boeuf canadien et des produits de boeuf sont destinés à l’exportation vers les Etats-Unis.

Les TUAC Canada continueront à dénoncer la décision du gouvernement fédéral. Près de 150 représentants syndicaux de travailleurs de salaisons et d’abattoirs de toutes les régions du pays se rassembleront lors d’une conférence annuelle prévue pour les 9 et 10 juin à Winnipeg où la réponse du syndicat à la crise fera l’objet d’un débat.

Les TUAC Canada représentent plus de 230 000 travailleurs et travailleuses dans tous les domaines de l’industrie alimentaire.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Développement des ressources humaines Canada
http://www.hrdc-drhc.gc.ca/

Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC)
http://www.tuac-canada.ca/fr/

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