Le ministre Speller continue à défendre les bovins canadiens

Washington (États-Unis), 24 mars 2004 – Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Bob Speller, a rencontré son homologue américain à Washington dans le cadre des efforts continus visant la reprise des exportations de bovins vivants et d’autres produits touchés par les restrictions commerciales actuelles.

M. Speller et la secrétaire à l’Agriculture des É.-U., Mme Ann Veneman, ont discuté des développements récents liés à l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et de la nécessité de normaliser le commerce nord-américain d’animaux vivants et de produits animaux dans l’intérêt des industries de l’ensemble du continent.

« J’ai indiqué une fois de plus à la secrétaire Veneman notre espoir que la frontière s’ouvre bientôt aux bovins et à d’autres animaux vivants du Canada, a déclaré M. Speller. Je l’ai remercié de donner suite à une mesure qui pourrait conduire à cette réouverture et j’ai souligné l’importance d’une frontière ouverte aux industries tant canadiennes qu’américaines. »

Au début de mars, le ministère américain de l’Agriculture a rouvert la période de commentaires sur une règle qui, si elle est adoptée, pourrait ouvrir la voie aux bovins canadiens vivants de moins de 30 mois, à d’autres animaux vivants et à un large éventail de produits animaux vers le marché des États-Unis pour la première fois depuis le 20 mai 2003.

« Les preuves scientifiques montrent qu’il n’y aurait pas un plus grand risque d’ESB aux États-Unis si la frontière était complètement ouverte aux animaux vivants et aux produits animaux du Canada, a déclaré M. Speller. Le Canada et les É.-U. se sont fondés sur des principes scientifiques pour apporter des modifications à leurs systèmes de réglementation respectifs, et nous espérons que les États-Unis utiliseront encore la même rigueur scientifique pour prendre des décisions sur l’ouverture de la frontière. »

Bon nombre des mesures prises par le Canada et les États-Unis pour réduire les risques constitués par l’ESB sont semblables. Les deux pays interdisent de longue date certains aliments du bétail et ont mis en place des mesures sur le retrait des matériels à risques spécifiés de tous les animaux à l’abattage. Et les deux pays, ainsi que le Mexique, poursuivent leurs efforts en vue de rétablir les exportations fondées sur un cadre harmonieux.

Le ministre Speller et la secrétaire Veneman ont également revu les activités et l’efficacité du Comité consultatif canado-américain sur l’agriculture (CCCAA). Le ministre a souligné l’importance de ce comité de hauts fonctionnaires qui se réunissent deux fois par an dans le but de gérer et de régler des sujets de litiges commerciaux avant qu’ils ne deviennent des différends officiels.

Pendant son séjour à Washington, le ministre Speller s’adressera également à des décideurs américains clés réunis à la conférence sur la politique agricole SPARKS.

Dans le discours qu’il doit prononcer demain, le ministre soulignera que la coopération nord-américaine face à l’ESB est un exemple au monde entier de l’effet des partenariats en période de difficultés. Dans son discours, il note que le front uni présenté par le Canada, les États-Unis et le Mexique a suscité la confiance des consommateurs et contribué à relancer en fait la consommation du boeuf.

Cependant, le discours aura pour principal objet les enjeux stratégiques plus vastes, à plus long terme, qui se présentent à l’agriculture nord-américaine. Le ministre Speller décrira certains des faits nouveaux exaltants en agriculture et discutera en profondeur de la vision du Canada concernant la mise à profit des nouveaux débouchés créés par la technologie et les demandes de plus en plus complexes des consommateurs du monde.

Le ministre discutera des nouvelles réalités économiques en agriculture, en soulignant que bon nombre de pays peuvent produire des denrées brutes à des coûts de beaucoup inférieurs à ceux du Canada ou des États-Unis. Il soulignera que nous devons percevoir l’agriculture sous un angle plus vaste que celui des seuls aliments que nous consommons et soulignera que la technologie et la convergence dans de nombreux secteurs créent des débouchés, notamment au chapitre des médicaments que nous consommons, des vêtements que nous portons, du carburant que nous brûlons et des maisons que nous achetons.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

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