Le salon de l’Agriculture de France, un lieu propice pour doper sa notoriété

Paris (France), 5 mars 2004 – Le salon de l’Agriculture, grande vitrine du monde rural, est aussi un lieu stratégique pour les professionnels en quête de notoriété et de nouveaux marchés.

« Pour nous, éleveurs, gagner un prix au concours des animaux, c’est très important », explique Lionel Drilleau, directeur de l’Upra (Unité nationale de sélection et de promotion de la race Parthenaise).

« Un éleveur qui vient au salon est un vendeur de reproducteurs, et gagner un prix lui assure des ventes futures », souligne-t-il. « C’est aussi une façon d’aller au devant du consommateur, de lui redonner confiance et lui prouver que l’élevage bovin français se porte bien ».

Didier Cauquil, fondateur avec Jean-Michel Rochat, de la jeune société d’importation de fromages suisses Le Pélerin France, participait pour la première fois cette année au salon. « J’ai eu de très bons contacts, y compris avec des visiteurs étrangers, notamment des Canadiens », relève-t-il.

« Ces derniers sont sont très intéressés par les spécialités suisses, celles qui sortent des sentiers battus, que l’on ne trouve pas dans la grande distribution », s’est-il réjoui.

« En deux jours, j’ai distribué toutes mes cartes de visite. J’ai dû en faire imprimer d’autres », a-t-il ajouté, reconnaissant que « si le salon n’est pas l’endroit où l’on traite les grosses affaires, c’est un lieu idéal pour rencontrer beaucoup de monde sans avoir à silloner la France ».

Participer au salon implique souvent un investissement considérable pour les petites entreprises familiales qui souhaitent exposer. « C’est à ce prix que nous pouvons faire connaître notre charcuterie », souligne Mario, sur le stand italien.

« Avec un stand de 20 m2 et les frais annexes (location de bureau…), j’ai investi entre 10.000 et 12.000 euros mais cela valait la peine », renchérit M. Cauquil.

L’objectif de la présence des Brasseurs de France au salon de l’Agriculture n’est pas d’y « vendre quoi que ce soit », explique de son côté Olivier Picot, président délégué général de l’Association des Brasseurs de France.

« Mais nous souhaitons expliquer aux Français que la bière est un produit agricole, les informer sur le produit, la filière », ajoute-t-il. « Nous leur rappelons que la bière n’est pas un produit fabriqué uniquement dans l’Est de la France et nous les encourageons à aller tester les multiples variétés qui existent dans les brasseries et micro-brasseries installées sur l’ensemble du territoire », précise M. Picot.

Certains exposants étrangers expliquent leur présence au salon par la quête d’un distributeur qui pourrait diffuser leurs produits. Ainsi, sur le stand algérien, les visiteurs peuvent déguster les fromages de la société « Pâturages Algériens ». Mais ils ne peuvent pas en acheter.

« Nous sommes surtout ici dans l’espoir de trouver un distributeur pour écouler nos produits », indique M. Ounnoughene, gérant promoteur de cette société installée à Tizi-Ouzou, en Kabylie. « Actuellement, nous traitons 120.000 litres de lait par jour, nous avons la capacité d’en traiter 200.000 litres », a-t-il assuré.

Source : AFP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Salon international de l’agriculture
http://www.salon-agriculture.com/

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