Les aliments bio demeurent le meilleur moyen d’éviter les OGM selon Greenpeace

Montréal (Québec), 3 septembre 2003 – De plus en plus préoccupés par les liens entre leur alimentation et la santé, les consommateurs québécois ont raison de se tourner en grand nombre vers les aliments biologiques afin d’éviter de consommer des OGM (organismes génétiquement modifiés) et despesticides chimiques. C’est ce qu’affirment aujourd’hui Equiterre etGreenpeace, en réaction à la publication, en une, ce matin dans le quotidienLe Devoir, d’un article signé par Fabien Deglise portant sur la présence d’OGMdans certains aliments biologiques. Les résultats des tests démontrent que 3des 12 produits contiennent des traces infimes (moins de 0,1 % d’OGM – quireprésente environ un dixième du seuil de tolérance des normes européennes enmatière d’étiquetage). Ces OGM proviendraient « d’une contamination fortuiteplutôt qu’intentionnelle », affirme le chercheur responsable des tests etn’impliquent que les dérivés de mais, soya et canola, les trois principalescultures transgéniques cultivées en Amérique du Nord.

« Les aliments biologiques certifiés sont encore la meilleure garantiepour les consommateurs d’éviter de consommer des OGM et d’autres substanceschimiques tels les pesticides », déclare Isabelle Joncas, coordonnatrice duvolet Agriculture soutenue par la communauté à Equiterre. « Les normes decertification biologique au Québec suivent les normes mondiales les plussévères en la matière ce qui n’exclut pas, malheureusement, un système étancheà 100 %. L’enjeu des prochaines années, ce sera d’éviter la contamination descultures exemptes d’OGM par des cultures utilisant des OGM. Et ce sera de plusen plus difficile, alors que les superficies de cultures transgéniques gagnentde plus en plus de terrain. »

« Nous constatons que l’un des produits bio testés contenant des tracesd’OGM est un produit de marque maison de la chaîne Loblaws (Provigo, Maxi,etc.), les céréales croquantes au mais biologique Choix du Président. Il estgrand temps que Loblaws abandonne sa politique d’un poids deux mesures quiconsiste à vendre des milliers d’aliments de ses marques maison contenant desOGM tout en offrant un nombre restreint de produits biologiques. Loblaws doitretirer les OGM de la chaîne alimentaire afin de protéger l’intégrité de sesproduits biologiques et de l’agriculture biologique en général », affirme EricDarier, responsable de la campagne OGM pour Greenpeace.

« Il faut donc que le gouvernement canadien interdise la culture des OGMafin d’endiguer à la source la contamination des cultures biologiques. C’estce que nous réclamerons de la part du gouvernement du Québec lors des travaux,cet automne, de la Commission parlementaire sur l’agriculture etl’alimentation qui porteront sur la sécurité alimentaire », de conclureIsabelle Joncas et Eric Darier.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Équiterre
http://www.equiterre.qc.ca/

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

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