Les Canadiens veulent que le gouvernement prenne charge de la sécurité des aliments

Ottawa (Ontario), 20 mai 2009 – La grande majorité des Canadiens veulent que le gouvernement prenne ses responsabilités et joue un rôle beaucoup plus actif pour assurer la sécurité de nos aliments, parce qu’ils ne font pas confiance à l’industrie pour jouer ce rôle, selon un récent sondage Nanos.

Sept Canadiens sur dix croient qu’Ottawa devrait investir plus deressources et être plus présent sur le terrain dans la surveillance de lasécurité des aliments, tandis que seulement un sur cinq croit que legouvernement devrait s’appuyer davantage sur l’industrie pour contrôler sespropres procédures de salubrité.

Le sondage a aussi révélé que seulement 4 % des citoyens ont uneconfiance élevée dans les transformateurs alimentaires, quand ceux-ci doiventauto-évaluer leur conformité aux règles de sécurité.

« L’opinion publique est bien en avance sur l’approche actuelle d’Ottawaquand il s’agit d’inspecter les entreprises alimentaires pour la conformitéaux codes de sécurité. A l’heure actuelle, il n’y a pas assez d’inspecteurspour vérifier que les transformateurs de charcuterie obéissent aux règles desécurité, et les Canadiens sont inquiets de la situation, » dit Bob Kingston,président du Syndicat Agriculture de l’AFPC, qui a commandé le sondage.

Lundi le 25 mai, à 16 h, Bob Kingston témoignera devant le comitéparlementaire qui enquête sur l’éclosion de listériose.

Le sondage a trouvé que 64 % des Canadiens blâment soit le gouvernementpour avoir abandonné à l’industrie des tâches critiques d’inspection desaliments, soit le secteur des affaires pour avoir tourné les coins ronds enmatière de sécurité pour économiser de l’argent. Seulement 27 % des répondantsconsidèrent que la contamination était simplement un accident malheureux etinévitable.

« Les Canadiens rejettent l’explication du gouvernement et de l’industriequi prétend qu’un risque imprévu et inévitable a mené à l’empoisonnementalimentaire de l’été dernier qui a fait 22 victimes. Il s’agit d’unedéfaillance du système d’inspection, quoique l’industrie et les décideurs dugouvernement voudraient nous faire croire, et les Canadiens exigent qu’oncorrige cette défaillance, » dit Kingston.

Certains députés du comité parlementaire qui enquête sur l’éclosion delistériose et sur la sécurité des aliments ont été perturbés d’entendre queles responsables gouvernementaux, dont le ministre Ritz et la présidente del’Agence canadienne d’inspection des aliments Carole Swann ont refuséd’assumer la responsabilité finale pour ce qui s’est passé l’été dernier.

En réponse à la question de savoir qui devrait porter la responsabilité,les Canadiens sont très clairs : 73 % croient que le gouvernement devraitassumer le rôle prépondérant pour garantir que les normes de sécurité sontmises en vigueur, tandis que seulement 18 % croient que l’industriealimentaire est capable d’assurer le respect des normes de salubrité pour lesaliments qu’elle produit.

Nanos Research a mené un sondage téléphonique auprès de 1001 Canadiens deplus de 18 ans choisis au hasard, entre le 25 avril et le 3 mai. Unéchantillon de cette taille produit une marge de précision de plus ou moins3,1 %, 19 fois sur 20.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

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