Les consommateurs applaudissent les déclarations de Rock sur les OGM

Ottawa (Ontario), 5 octobre 2001 – Les groupes de consommateurs ont accueilli avec enthousiasme, vendredi, les déclarations du ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, qui s’est dit disposé à rendre obligatoire l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés.

On ignore encore, cependant, si cet enthousiasme sera partagé par le cabinet libéral. En outre, certains groupes de l’industrie de l’alimentation craignent qu’une telle mesure ne soit nuisible au secteur biotechnologique canadien.

Quoi qu’il en soit, les deux parties en présence dans ce débat affirment que de sérieux problèmes techniques doivent être réglés avant que l’étiquetage ne devienne obligatoire.

« Je crois qu’il est merveilleux que M. Rock prenne position, a déclaré Nadege Adam, du Conseil des Canadiens. Nous en sommes follement heureux. »

Jeudi, M. Rock a fait savoir qu’il était en faveur de l’étiquetage obligatoire des aliments transgéniques, et qu’il demanderait au comité sur la santé des Communes d’entreprendre une étude approfondie sur la question.

Le ministre a également indiqué son appuià un projet de loi soumis par le député libéral Charles Caccia, président du comité sur l’environnement des Communes, qui réclame l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés.

Jusqu’à présent, la position défendue par le gouvernement fédéral voulait que les aliments transgéniques ne nécessitaient une étiquette que s’ils étaient différents, en terme de profil nutritionnel ou d’allergénicité, de leurs équivalents conventionnels.

Le projet de loi de M. Caccia rendrait obligatoire l’étiquetage de tout aliment génétiquement modifié, et ce, même si celui-ci ne présente aucune différence appareent classique.

Le député affirme que la grande majorité des pays du monde entier – à l’exception des Etats-Unis – adoptent des mesures en faveur de l’étiquetage obligatoire. « Les consommateurs souhaitent savoir ce qu’ils mangent, et les étiquettes obligatoires leur permettraient de le savoir », a-t-il déclaré.

« Deuxièmement, il existe une dimension économique. Nous perdons peu à peu des marchés étrangers parce que nous ne pouvons dire lesquels de nos produits sont sans OGM (organismes génétiquement modifiés) et que d’autres pays, sauf les Etats-Unis, vont de l’avant », a ajouté M. Caccia.

Le projet de loi est soutenu par le Bloc québécois, les conservateurs et les néo-démocrates, mais selon toute vraisemblance, l’Alliance canadienne s’y opposera, a affirmé le député libéral.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil des Canadiens (The Council of Canadians)

http://www.canadians.org/

Santé Canada

http://www.hc-sc.gc.ca

Commentaires