Les détaillants propriétaires : un atout sur lequel peuvent miser les producteurs et les transformateurs

Montréal (Québec), 17 octobre 2001 – L’Association des détaillants en alimentation du Québec (A.D.A.) participe activement à ce Rendez-vous qui doit établir un bilan des dernières années suite au consensus qui s’est dégagé en 1998. Tous les décideurs étaient alors unanimes sur la nécessité de préserver l’accès au marché pour les producteurs et pour les transformateurs du Québec et d’accroître l’achat de produits d’ici. Cette volonté devait assurer le développement d’un des secteurs les plus importants dans l’économie du Québec.

« En 1998, l’A.D.A. avait adressé une sérieuse mise en garde à tous les décideurs sur les dangers de perdre la propriété québécoise de la distribution alimentaire, qui risquait de mettre en péril la croissance de la plupart des maillons de la chaîne agroalimentaire. Nous ne pouvons que constater, à ce jour, que nos prévisions se sont confirmées », déclare Monsieur Serge Arsenault, propiétaire d’un IGA à Coaticook et président du Conseil d’administration de l’A.D.A. « Alors que nous visions une croissance de 10% sur quatre ans, c’est à peine si on peut constater un gain ces trois dernières années », a-t-il ajouté.

Selon l’A.D.A., ce bilan 2001, qui se voulait être un baromètre de la vitalité et du développement de l’industrie, présente plutôt le constat d’un recul important pour ce qui est de l’accès au marché pour la transformation alimentaire du Québec. Les récentes consultations qui ont eu lieu dans toutes les régions du Québec sur ce marché de la transformation alimentaire ont démontré clairement les difficultés d’accès aux tablettes des supermarchés pour les producteurs et les transformateurs d’ici, eux qui occupent pourtant une place vitale dans l’économie du Québec.

Contrairement à ce qui était attendu, l’analyse des ventes de produits québécois est basée sur des données trop partielles pour servir d’indicateur sérieux pouvant orienter nos stratégies. L’A.D.A. insistera sur la nécessité de combler cette faiblesse de suivi et de surveillance pour que l’industrie soit dotée de moyens efficaces pour bien connaître l’évolution du marché et ainsi développer des stratégies plus ciblées.

Depuis 3 ans, l’A.D.A. l’a répété et elle le défendra encore plus âprement aujourd’hui, il est vital que tout soit mis en place pour que la propriété des détaillants soit préservée. En tant que propriétaires et gestionnaires indépendants, ils représentent à la fois une caractéristique unique au Canada et un atout pour les transformateurs et producteurs ; c’est ce qui permet aux détaillants d’obtenir la meilleure performance dans les ventes au pied carré et surtout d’offrir à leurs clients le panier d’épicerie au coût le plus bas au pays.

Cette différence est fondamentale et elle est l’instrument le plus important pour la revitalisation des entreprises alimentaires.

Selon Monsieur Serge Arsenault, « il est urgent, et ce sera notre priorité, que l’industrie développe une stratégie pour mieux utiliser les avantages qui nous caractérisent et pour arrêter ce recul que nous constatons. Il faut à tout prix redonner une vitalité à ce moteur de développement économique dans toutes les régions. »

Pour ce qui est du deuxième thème « La Qualité des aliments », il est clair que les détaillants en alimentation appuient des programmes de mesures pratiques pour assurer la sécurité de leurs clients. Le secteur du détail a besoin que soient mises en place des ressources et des méthodes fiables en vue d’un système de traçabilité des aliments et d’assurance de qualité basée sur HACCP pour les produits qu’ils vendent.

L’Association des détaillants en alimentation du Québec est la seule association qui défend les intérêts socio-économiques des 10 000 détaillants en alimentation, quelle que soit leur bannière ou la surface qu’ils opèrent.

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