Les odeurs : le prochain défi à relever pour le monde agricole ?

Ville de Saint-Georges, le 7 février 2001 – Après s’être attaqués à la problématique des risques de pollution de l’eau et du sol, les producteurs agricoles de la Beauce se sont récemment penchés sur les odeurs agricoles et la cohabitation en milieu rural.

Depuis quelques années déjà, la Fédération de l’UPA de la Beauce, en collaboration avec plusieurs partenaires du milieu, organise des colloques sur différentes problématiques liées à l’agriculture et à la protection de l’environnement. Après avoir, entre autres, sensibilisé et informé ses membres sur des sujets tels que l’entreposage des engrais de ferme, les méthodes de réduction de la charge en phosphore des fumiers, les systèmes de traitement des fumiers et l’aménagement des cours d’eau, voilà qu’elle s’attarde aux odeurs.

La gestion des odeurs d’origine agricole fait partie des défis que l’agriculture aura à relever au cours des prochaines années. Elles sont considérées comme une nuisance et non comme une source de pollution. C’est dans ce contexte qu’une soixantaine de participants se sont réunis à Saint-Joseph, le 31 janvier dernier, pour assister au colloque « À l’AIR de la cohabitation, les odeurs : un défi à relever ».

Les conférenciers y ont présenté plusieurs techniques relativement efficaces pour minimiser les odeurs provenant des bâtiments, des sites d’entreposage et de l’épandage. Parmi celles-ci, mentionnons les modifications de la régie alimentaire, la pose de toitures sur les fosses à fumier, les écrans boisés, l’utilisation de rampes d’épandage et le traitement des lisiers. Par contre, les chercheurs concluent que pour l’instant, la solution miracle n’existe pas encore et que la recherche doit se poursuivre. De plus, deux membres de l’Université Laval mentionnent que bien au-delà des moyens techniques ou réglementaires, la solution la plus efficace demeure la communication et la transparence entre agriculteurs et citoyens. Des témoignages de producteurs agricoles ont d’ailleurs démontré que des exemples positifs d’entente peuvent être mis en place afin de conserver une harmonie dans le milieu.

Cette journée, qui s’est déroulée à 3 reprises sur le territoire de la région de la Chaudière-Appalaches, a été le fruit d’une collaboration entre les 4 fédérations de l’UPA concernées (Beauce, Côte-du-Sud, Lévis-Bellechasse et Lotbinière-Mégantic), le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation de la Chaudière-Appalaches (MAPAQ) et les Clubs-conseils en agroenvironnement. Destinée aux productrices et producteurs agricoles de même qu’aux intervenants du milieu, elle a été rendue possible grâce à la participation financière du Conseil pour le développement de l’Agriculture du Québec (CDAQ), soutenu par Agriculture Canada, et du MAPAQ.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération de l’UPA de la Beauce

http://www.fortune1000.ca/upa/

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