Les producteurs de poulet appuient l’annonce du Ministre concernant la grippe aviaire en Colombie-Britannique

Ottawa (Ontario), 5 avril 2004 – L’industrie canadienne du poulet appuie sans réserve la décision du gouvernement fédéral de procéder à l’abattage des oiseaux de tous les petits élevages et élevages commerciaux en vue de mettre un terme à la crise de la grippe aviaire qui sévit en Colombie-Britannique.

Les Producteurs de poulet du Canada (PPC), organisme national quireprésente les 2 800 producteurs canadiens de poulet, ont collaboréétroitement avec leurs partenaires provinciaux, les représentants dugouvernement fédéral et les autres intervenants de l’industrie afin de prendreconjointement des mesures pour faire en sorte que le virus de la grippeaviaire ne déborde pas de la vallée du Fraser.

Tant l’industrie que les gouvernements se sont employés à contrôler lapropagation du virus en abattant les troupeaux se trouvant dans la régionavoisinante des fermes où ont été repérés les premiers cas le mois dernier.Or, en dépit de leurs efforts, la maladie semble tout de même se propager etfait peser une réelle menace sur les secteurs du poulet et des oeufs de laColombie-Britannique – production annuelle de 850 millions de dollars – etfait subir, au niveau provincial et national, des dommages totalisantplusieurs millions de dollars aux exportateurs de volailles et d’oeufs.

Le président du Conseil des PPC, M. David Fuller, a donné son appui à ladécision prise par M. Bob Speller, ministre d’Agriculture et AgrolimentaireCanada. « C’est la décision la plus difficile que nous puissions prendre. Lesindustries du poulet et des oeufs se sont employées à trouver la meilleurefaçon de composer avec cette crise. Nous en sommes maintenant au point oùnotre seule option, c’est d’abattre tous les oiseaux et de repartir à zéroplutôt que de procéder par étapes, démarche qui pourrait se révéler pluspénible. Nous pourrons ainsi rétablir la situation beaucoup plus rapidement. »

L’industrie se prépare à collaborer étroitement avec le gouvernement afinde faciliter les opérations en vue d’abattre les oiseaux, de disposer de leurscarcasses, et de nettoyer et de désinfecter les fermes avicoles afin derétablir la situation le plus rapidement possible.

Même si le risque de la grippe aviaire pèse toujours, les producteurscanadiens de poulet prennent des mesures sévères pour protéger leurs fermes.« L’application d’un programme de biosécurité rigoureux est une pratiqueimportante pour les producteurs, de faire valoir M. Fuller. Les producteurscanadiens de poulet adhèrent à un programme reconnu d’assurance de lasalubrité des aliments à la ferme. Et ils prennent la chose très au sérieux. »

En dépit de la situation, il importe de rappeler que Santé Canada estimeque le risque pour les consommateurs est extrêmement faible. En faisant preuvede leur prudence habituelle à l’égard de la volaille et des produits devolaille et en respectant les temps de cuisson recommandés, les consommateurspeuvent continuer à déguster en toute confiance leurs mets préférés de pouletet d’oeufs.

Durant la cuisson du poulet, la température interne doit atteindre entre60 et 70 degrés Celsius afin d’éliminer à coup sûr le virus de la grippeaviaire, une température moins élevée que celle à laquelle il faut faire cuirele poulet pour éliminer la plupart des autres bactéries (température de 77degrés Celsius pour la poitrine de poulet désossée et sans peau). Si le virusest présent dans la viande (la transmission du virus par la viande présente unrisque très, très faible), il sera détruit durant la cuisson. Jamais il n’y aeu de transmission de la grippe aviaire à des humains par suite de laconsommation de viande de volaille ou d’oeufs.

Les PPC sont confiants que tous les partenaires prendront les mesures quis’imposent pour protéger les secteurs du poulet et des oeufs de la C.-B.,ainsi que pour protéger les autres secteurs de l’industrie de l’agriculturequi les appuient.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Les Producteurs de poulet du Canada (PPC)
http://www.poulet.ca

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