L’Indice Scotia des prix des produits de base agricoles en hausse en 2006

Toronto (Onatrio), 29 janvier 2007 – L’Indice Scotia des prix des produits debase, qui analyse les tendances des prix de 32 des principales exportationscanadiennes, a fait un bond appréciable de 3,4 % d’un mois sur l’autre endécembre. L’année 2006 s’est ainsi terminée avec un nouveau record étonnant,une hausse de 2,4 % par rapport au sommet précédent, en mai dernier.

Pour l’Indice agricole, l’année 2006 s’est terminée à la hausse, avec un bond de presque 10 % d’une année sur l’autre. Le blé, le canola et l’orge, les trois céréales et graines oléagineuses au volume le plus élevé dans l’Ouest canadien, ont continué de progresser. Les prix de l’orge ont bondi jusqu’à desrecords inégalés depuis août 1974, portés par les prix du mais aux Etats-Unis.Les contrats standardisés sur le mais au Chicago Board of Trade ont grimpé àplus de 4 $US le boisseau à la mi-janvier, par suite de nouvelles indiquantque les stocks de mais en fin d’année aux Etats-Unis allaient tomber à uncreux record en 2006-2007, en raison de la hausse de la production d’éthanol àbase de mais. Le canola, qui sert à fabriquer du biodiesel en Europe, aégalement bondi de 22 % depuis l’été dernier.

« Le discours du président Bush sur l’état de l’Union, qui mentionnait unobjectif de réduction de 20 % de la consommation américaine de pétrole d’ici2017 au moyen d’une utilisation accrue d’éthanol et de normes plus strictes enmatière de rendement du carburant pour les véhicules, laisse présager laconstance de la force des prix du mais et des céréales fourragères au coursdes prochaines années, et des jours meilleurs pour les agriculteurs desPrairies », a déclaré Mme Mohr. « Cependant, il faut mentionner que la hausse dela production d’éthanol ne signifie pas une réduction de la consommationd’énergie, mais plutôt un modeste changement de l’utilisation d’essence à basede pétrole pour une augmentation de la consommation de gaz naturel, matière debase clé pour les engrais azotés. Le mais exige un important épandaged’engrais. »

« L’Indice des métaux et des minéraux a atteint de nouveaux sommets,enregistrant un bond de près de 63 % comparativement au record de juin 1988 »,a affirmé Patricia Mohr, vice-présidente et spécialiste des marchés desproduits, Etudes économiques Scotia. « La flambée des prix du nickel à la LME aété spectaculaire, le nickel ayant atteint un nouveau record de 18,74 $US lalivre le 25 janvier, soit une hausse considérable par rapport au sommet de10,84 $US en mars 1988. »

La perte de quelque 1 000 tonnes de nickel à bord d’un porte-conteneursqui a dérivé au large de l’Angleterre, dans un contexte où il n’existe pourainsi dire pas de stocks à la LME (à peine 4 878 tonnes), a renforcé lespressions à la hausse des prix liées à la forte demande mondiale associée àl’acier inoxydable. Après une période de sous-investissements dans les années90, les dépenses mondiales relatives aux usines, lesquelles exigent de l’acierinoxydable répondant à des normes élevées (notamment pour les raffineries etla valorisation du bitume), demeureront élevées tout au long de 2007. Lesincertitudes entourant les négociations relatives à la convention collective àSudbury ont également contribué à la récente flambée des prix.

Les prix de nombreux métaux communs clés se sont corrigés au début de2007, de pair avec les profits dégagés par les fonds de placement, sans douteen prévision d’une hausse de l’approvisionnement par les nouvelles mines plustard au courant de l’année. Cependant, la correction a probablement étéquelque peu prématurée. L’économie de la Chine poursuit sur sa lancée, le PIBde cette dernière ayant connu un solide gain de 10,4 % au quatrième trimestrede 2006.

Les prix de l’uranium au comptant ont plus que triplé depuis 2004,passant d’une moyenne de 18,32 $US la livre à 48,10 $US en 2006 et à 72 $US audébut de 2007. Cependant, l’incidence sur les coûts de fonctionnement globauxa été modeste. Les prix actuels de l’uranium peuvent facilement être absorbéspar les services publics et ne nuisent pas à l’expansion. La demande enuranium est essentiellement non influencée par son prix et des hausses de prixsupplémentaires sont très probables, étant donné le ratio serré entre l’offreet la demande mondiales. D’après les estimations de l’industrie pour une usinenucléaire américaine, une hausse de 20 $US à 72 $US du prix des concentrés d’U(3)0(8) ne se traduirait que par une hausse de 16 % des coûts defonctionnement globaux.

En ce qui concerne le pétrole et le gaz naturel, les prix du pétrole WTI(West Texas Intermediate) ont progressé, passant de 59,40 $US le baril ennovembre à 62,09 $US en décembre, dynamisant les prix du pétrole brut léger etdu pétrole brut lourd en Alberta. Cependant, les prix ont reculéconsidérablement au début de 2007, tombant aussi bas que 50,48 $US le 18janvier. Le temps hivernal exceptionnellement doux lié aux conditionsclimatiques dues à El Nino ainsi qu’aux changements climatiques à plus longterme relatifs à l’accroissement des tempêtes solaires et, dans une certainemesure, aux émissions de gaz à effet de serre, ont permis une accumulation destocks de produits pétroliers bruts et raffinés aux Etats-Unis.

Cependant, « avec l’arrivée récente des températures glaciales dans leNord-Est américain et les perspectives d’une hausse des achats américains pourles réserves stratégiques d’hydrocarbures de ce pays, les prix du pétrole ontprogressé modérément et atteint 55 $US. Les prévisions selon lesquelles lesstocks de distillat moyen des Etats-Unis seront plus que suffisants pourrépondre à la demande hivernale ont jusqu’à présent limité la reprise », apoursuivi Mme Mohr.

Les prix devraient rebondir à 60 $US environ au cours de l’année. Lerespect des directives de l’OPEP s’améliorera vraisemblablement au cours desprochains mois, particulièrement au Venezuela où le gouvernement impose descoupures de production dans les sables bitumineux d’Orinoco. En outre, lesnégociants en pétrole sont devenus trop insouciants en ce qui concerne les« risques géopolitiques touchant l’approvisionnement », qui demeurent trèsélevés, particulièrement au Venezuela, en Iran et en Russie. « La hausse prévuepar plusieurs des stocks de pétrole des pays non membres de l’OPEP en 2007 serévèlera sans doute trop optimiste, étant donné les défis “techniques” et”d’ingénierie” avec lesquels doivent composer les pétrolières internationalesdans la mise en valeur de nouveaux champs », a ajouté Mme Mohr.

Les prix à l’exportation canadiens pour le gaz naturel se sont raffermisen décembre, suivant avec un certain retard la reprise des prix au Nymex lemois précédent. En 2007, les prix au Nymex devraient se situer en moyenneentre 7 $ et 7,50 $US le million de BTU, soit un léger gain par rapport à 6,99$US en 2006. Les récentes coupures des activités de forage prévues dansl’Ouest canadien devraient entraîner un resserrement de la conjoncture dumarché nord-américain au cours de l’année.

La Banque Scotia est l’une des principales institutions financières enAmérique du Nord et la plus internationale des banques canadiennes. Forts deleur effectif de près de 57 000 employés, le Groupe Banque Scotia et sessociétés affiliées comptent environ 12 millions de clients dans unecinquantaine de pays. Outre des services bancaires d’investissement, la BanqueScotia offre une gamme complète de produits et de services aux particuliers,aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux grandes sociétés. L’actif dela Banque Scotia s’établit à 379 milliards de dollars (au 31 octobre 2006).Les actions de la Banque Scotia sont cotées en bourse à Toronto (BNS) et à NewYork (BNS).

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Banque Scotia
http://www.scotiabank.ca./ScotiabankFr/index.html

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