L’influenza aviaire suscite de meilleurs préparatifs aux maladies

Abbotsford (Colombie-Britannique), 18 janvier 2005 – L’Office canadien de commercialisation des oeufs a demandé des protocoles d’intervention anticipée plus agressifs afin de mieux gérer les manifestations futures d’influenza aviaire. Cette demande était présentée dans le cadre de la réunion du Comitépermanent de la Chambre des communes sur l’agriculture et l’agro-alimentairequi se déroulait aujourd’hui à Abbotsford.

Les spécialistes de l’industrie sont d’avis que l’application de mesuresplus agressives dans les premières heures suivant la découverte d’un troupeausoupçonné d’être atteint de la maladie pourrait réduire de façon importante lapropagation de celle-ci, les dommages immédiats découlant de la dépopulationet atténuer les conséquences d’une manifestation. Pour ce faire, lesproducteurs doivent être indemnisés adéquatement pour l’abattage préventif.

« L’industrie et le gouvernement doivent déterminer les mesuresappropriées qui s’imposent suite à l’identification d’un troupeau suspect, enplus des troupeaux au sein desquels la maladie est confirmée, » de dire TimLambert, Directeur exécutif de l’Office canadien de commercialisation desoeufs. « Des mesures promptes et efficaces dans les premières 24 à 72 heurespeuvent épargner des millions de dollars et sauver une industrie ».

L’influenza aviaire a entièrement submergé les troupeaux de poulespondeuses dans la Vallée du Fraser de la Colombie-Britannique, le coeur de laproduction d’oeufs dans cette province. Du 19 février au 4 juin 2004, sur les97 entreprises réglementées dans la Vallée du Fraser représentant 1,8 millionde pondeuses, 76 producteurs ont perdu un total de 1,4 million de pondeuses.

Le rôle principal de l’Office canadien de commercialisation des oeufsdans la gestion de la manifestation d’influenza aviaire comportait deuxvolets: d’abord, la communication des détails de la situation aux producteurset autres offices provinciaux dans le but de les aider à prévenir lapropagation de la maladie et, en collaboration avec les offices provinciaux,la gestion du repeuplement ordonné des fermes et le recouvrement del’industrie des oeufs.

« Onze mois après le début de la manifestation, les producteurs d’oeufs dela Vallée du Fraser et d’ailleurs continuent de ressentir les effets del’influenza aviaire », de poursuivre M. Lambert. « Nous avons une pénurie depoulettes en Amérique du Nord puisque les producteurs du Texas et de laPéninsule Delmarva doivent aussi renouveler leurs troupeaux suite à leurspropres manifestations d’influenza aviaire. En fait, les producteurs canadienssitués à l’extérieur de la vallée du Fraser éprouvent également desdifficultés à trouver des poulettes de remplacement ».

En supposant un retour à la normale de la production d’ici le mois dedécembre de cette année, les producteurs d’oeufs auront perdu au moins48 millions de dollars dont seulement 35 millions qui auront été compensés parle gouvernement fédéral. En dépit du désir de rétablir un niveau normal deproduction le plus rapidement possible, la chose doit se faire graduellementen Colombie-Britannique afin d’assurer un approvisionnement équilibré.

L’Office a aussi fait mention des priorités à plus long terme quiconsistent en des protocoles nationaux de base en matière de biosécurité, unplan d’intervention d’urgence dirigé par l’industrie et des protocolesnationaux de surveillance. Ces améliorations visent de bonnes pratiques decompostage et d’élimination des carcasses, la main-d’oeuvre, l’équipement deprotection, le nettoyage et la désinfection, la restriction des déplacementset des mécanismes améliorés de communication entre le gouvernement et lesintervenants de l’industrie.

L’Office canadien de commercialisation des oeufs (OCCO) représente lesproducteurs qui exploitent les 1 101 fermes réglementées de production d’oeufsau Canada, réparties dans chaque province et les Territoires du Nord-Ouest.Organisme indépendant, l’OCCO a été créé en 1972 conformément à la Loi sur lesoffices de produits agricoles. Il est responsable d’assurer que les Canadiensont accès à un approvisionnement adéquat d’oeufs frais, nutritifs, de qualitésupérieure et à bon prix. L’OCCO exploite également des programmes nationauxd’éducation publique et des programmes de marketing.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Office canadien de commercialisation des oeufs
http://www.canadaegg.ca

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