Mémoire d’Olymel devant la CAAAQ

Montréal (Québec), 6 septembre 2007 – « L’industrie porcine québécoise doit s’adapter sans tarder aux besoins des marchés et aux exigences des consommateurs au risque de continuer à dépérir et à disparaître à plus ou moins brève échéance. Des milliers d’emplois sont en jeu de la ferme aux activités de transformation. Les facteurs qui alimentent la crise del’industrie depuis cinq ans sont toujours présents et sans une révision enprofondeur des mécanismes de mise en marché du porc, principal obstacle auretour à la compétitivité, l’industrie ne pourra que poursuivre son déclin etse voir déclassée par une offensive sans précédent des pays compétiteurs ».C’est le message qu’a lancé aujourd’hui le président-directeur générald’Olymel s.e.c., M. Réjean Nadeau, auprès des membres de la Commission surl’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois devant lesquels ilcomparaissait entouré de Me Lucien Bouchard, conseiller et négociateur del’entreprise auprès de l’industrie et des partenaires et de M. Richard Davies,vice-président principal, Ventes.

La direction d’Olymel a d’abord rappelé les lourds impacts de la crise del’industrie porcine sur l’entreprise depuis 2003 : des pertes financières deplus de 150 millions de dollars, des fermetures d’usine, des suppressionsd’emplois, une restructuration en profondeur dans le secteur du porc frais etdes concessions consenties par les employés de plusieurs usines d’Olymel,rendues nécessaires pour ramener les coûts d’opération à des niveauxcomparables, bien que toujours supérieurs à ceux des compétiteursnord-américains. Nos employés sont en droit de s’attendre à ce que noustrouvions des solutions à la crise de l’industrie.

Dans le sommaire exécutif de son mémoire intitulé : Pour la survie del’industrie porcine au Québec, les dirigeants d’Olymel soulignent quel’industrie est toujours en crise. Cela s’avère particulièrement vrai dans uncontexte où le dollar canadien se dirige vers la parité avec la deviseaméricaine, où la concurrence de pays émergents, comme le Brésil offrant unproduit de qualité égale à un meilleur coût, est tout aussi menaçante quecelle de nos voisins américains et où l’expansion de la production porcine auQuébec est toujours l’objet d’une opposition farouche.

La survie de l’industrie porcine
Mais dans ce contexte difficile et pour Olymel, les conditions de surviede l’industrie porcine au Québec dépendent d’abord et avant tout de lacapacité de la filière porcine de s’entendre sur la révision et l’adaptationurgentes des mécanismes de mise en marché du porc pour les faire convergerrapidement avec les exigences des marchés et des consommateurs. Selon Olymel,le système d’approvisionnement fonctionnera encore mieux si on développe unmodèle plus souple, favorisant les relations directes entre lestransformateurs et les producteurs et permettant d’offrir des produitsdifférenciés, comme le porc Coop, pour répondre aux spécifications desclients. Ce n’est que lorsque les mécanismes de mise en marché auront étéaméliorés qu’un acteur majeur comme Olymel pourra envisager lesinvestissements nécessaires afin d’accroître la taille de ses usines et faireface à la compétition mondiale.

Recommandantions
Pour Olymel, le temps presse et on est en droit de s’attendre à plus deleadership de la part du gouvernement pour mobiliser les acteurs de la filièreet initier les changements nécessaires. C’est dans cette optique qu’Olymelrecommande à la Commission de :

  • presser le gouvernement pour qu’il convoque dès cet automne des assises spéciales sur l’avenir de l’industrie porcine pour redéfinir les mécanismes actuels de mise en marché du porc et favoriser l’implantation d’usines de taille compétitive;
  • exiger du gouvernement qu’il assure une meilleure coordination entre tous les acteurs qui peuvent faire évoluer l’industrie, notamment la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, la personne ressource que le gouvernement a annoncée mais n’a pas encore désignée pour présider les travaux de la table filière porcine et la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec.

« Réviser et adapter les mécanismes de mise en marché du porc pourretrouver l’équilibre entre le partage des risques et des profits dans toutela filière porcine demeurent les conditions sine qua non de la survie del’industrie. C’est également la condition pour que nous puissions nous imposersur le marché international avec des exportations de produits en mesured’affronter la concurrence. Notre marché domestique en dépend également.Sinon, il faudra nous résoudre à consommer du porc américain ou brésilien et àdélaisser le secteur du porc frais comme notre principale concurrentecanadienne a commencé à le faire. Cela aurait des conséquences dramatiquestant sur les producteurs et les travailleurs que sur l’ensemble de la filièreagroalimentaire québécoise », de conclure le président directeur-générald’Olymel.

A propos d’Olymel s.e.c.
Olymel s.e.c. occupe le premier rang au Canada dans le domaine del’abattage, de la transformation et de la distribution des viandes de porc etde volaille, avec des installations au Québec, en Ontario et en Alberta.L’entreprise emploie au-delà de 10 000 personnes et exporte près de la moitiéde ses ventes, principalement aux Etats-Unis, au Japon et en Australie, ainsique dans une soixantaine d’autres pays. Son chiffre d’affaires est de l’ordrede 2,5 milliards de dollars cette année, avec une capacité d’abattage et detransformation de 160 000 porcs et 1,6 million de volailles par semaine.L’entreprise commercialise ses produits principalement sous les marquesOlymel, Lafleur, Flamingo, Prince et Galco Foods.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Olymel
http://www.olymel.com

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