Nouveau président à l’Office canadien de commercialisation des œufs

Ottawa (Ontario), le 29 mars 2000 – Laurent Souligny, producteur d’oeufs de l’Ontario, a récemment été élu au poste de président de l’Office canadien de commercialisation des oeufs (OCCO).







L’Office devra se pencher davantage sur ses besoins en matière de revenus à la lumière du marché nord-américain des oeufs qui se veut très volatile.


Producteur d’oeufs depuis 1983, M. Souligny a d’abord été élu au Conseil d’administration des Producteurs d’oeufs de l’Ontario en 1987. Il a été élu auprès de l’OCCO en 1994 lorsqu’il devint également représentant de l’Office auprès de la Fédération canadienne de l’agriculture. Il a servi au sein de l’Exécutif de l’Office et de ses Comités sur le marketing et le coût de production.

M. Souligny pratique la production d’oeufs sur sa ferme de St-Isidore dans l’Est ontarien avec son fils Jean. Il est actif dans les milieux agricole et municipal depuis plus de 20 ans, ayant occupé des postes auprès des organismes suivants :


  • Comité des producteurs d’oeufs de Stormont, Glengarry, Prescott et Russell
  • La Commission de révision des prêts de la Société du crédit agricole
  • L’Ontario Drainage Tribunal
  • Le Bureau d’examen de l’endettement agricole
  • La Féderation de l’agriculture de Glengarry
  • Le Conseil d’administration de Maxville Manor
  • Le Conseil municipal de Roxborough
  • Le Conseil d’administration du complexe sportif de Maxville et District

Par ailleurs, M. Gordon Hunter du Nouveau-Brunswick revient au Comité exécutif de l’Office comme premier vice-président. Nouveaux au sein du Comité sont Walter Siemens de la Colombie-Britannique, élu deuxième vice-président, et Raymond Laplante du Québec.

Dans le cadre de ses premières fonctions officielles à son nouveau poste, M. Souligny a remercié Félix Destrijker du Québec qui a occupé la présidence de l’Office pendant quatre ans. M. Destrijker est venu au Conseil de l’OCCO en 1989 et a servi au sein du Comité exécutif et des Comités sur le coût de production, de marketing, du budget et du commerce.

« Je sais qu’il y a beaucoup a faire à l’Office et que nous avons besoin de la collaboration de tous les offices provinciaux de commercialisation des oeufs pour atteindre nos buts », de dire M. Souligny.

La question des redevances est réglée

M. Souligny a souligné qu’il était content du récent progrès accompli dans le renouvellement des partenariats. Durant la réunion du Conseil d’administration de l’Office la semaine dernière, l’office du Québec a remis un chèque à l’Office d’une valeur de 3,6 millions de dollars afin de couvrir le montant des redevances retenues durant le premier semestre de 1999.

Également, l’office de l’Alberta a récemment commencé à verser ses redevances après les avoir retenues pendant sept mois environ.

« II est clair que les gens se sentent mieux face à l’Office et à la façon qu’il est exploité », disait-il

Toutefois, l’Office devra se pencher davantage sur ses besoins en matière de revenus à la lumière du marché nord-américain des oeufs qui se veut très volatile. « La valeur du dollar canadien à la hausse et les bas prix des oeufs en Amérique du Nord ont contribué à réduire nos ressources financières. Il y a environ un an, nous avions prévu de revoir nos redevances autour de cette date », d’ajouter M. Souligny.

« Nous allons surveiller le marché très étroitement au cours des prochaines semaines. Si les tendances actuelles ne changent pas, nous devrons discuter à nouveau nos besoins en matière de redevances », a-t-il expliqué.

Les allocations

M. Souligny a réitéré l’engagement de l’Office de travailler étroitement avec tous les offices provinciaux et territoria1 pour assurer le maintien de la commercialisation ordonnée des oeufs au Canada. Ce sujet, a-t-il dit, fait appel a l’élaboration d’une entente sur l’allocation des contingents à l’échelle nationale.

« Le Conseil d’administration a convenu à l’unanimité que nous poursuivions les programmes de production conçus pour répondre aux besoins croissants des transformateurs d’oeufs du pays », disait-il.

Aussi, le nouveau président espère qu’une réunion prévue pour le 31 mars entre l’OCCO et les signataires du Manitoba permettra de résoudre la question de la surproduction dans cette province. En attendant les résultats de cette réunion, les administrateurs ont décidé de retarder leur décision précédente de cesser d’acheter le produit industriel du Manitoba, du moins jusqu’au 4 avril. À l’origine, l’Office avait fixé l’échéance au 24 mars.

« Nous croyons que des consultations sont encore possibles alors nous poursuivrons nos discussions. Il est évident que la voie préférée est, en collaboration avec nos partenaires du Manitoba, de trouver une façon d’équilibrer la production versus les tensions qui sont à la hausse », a-t-il dit.

On se rappelle Ken Tjaden

L’Office a commencé son assemblée annuelle, tenue avant la réunion du Conseil d’administration, avec un moment de silence en mémoire de Ken Tjaden. Ce dernier a été le président de l’Office de 1990 à 1994 et fut le dernier président de l’OCCO à être nommé par le gouverneur en conseil. Il était administrateur des Producteurs d’oeufs du Manitoba, représentant l’office provincial à la fois auprès du Conseil général et de l’Exécutif de la Keystone Agricultural Producers.

M. Tjaden sera toujours connu pour son appui sans équivoque à l’endroit de la gestion des approvisionnements. Durant la ronde Uruguay des négociations du GATT, il a réussi à réunir les producteurs d’oeufs aux 40 000 autres agriculteurs sur la colline parlementaire.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Office canadien de commercialisation des oeufs

http://www.canadaegg.ca

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