OGM – Pour le droit de savoir : l’étiquetage obligatoire !

Montréal (Québec), 11 septembre 2001 – Une vaste coalition d’organisations, lance une campagne pour s’assurer que le Parlement va adopter l’étiquetage obligatoire des produits contenant des OGM comme le prévoit le projet de loi C-287. Cette coalition comprend d’un océan à l’autre, des organisations environnementales, des associations de consommateurs, des regroupements populaires et de justice sociale et des syndicats.

Prochainement, la Chambre des Communes devra voter sur le projet de loi privé du député libéral, Charles Caccia. « Soulignons que plus de 35 pays dans le monde ont adopté ou adopteront une réglementation sur l’étiquetage obligatoire des OGM. En adoptant l’étiquetage obligatoire, comme il est prévu dans le projet de loi C-287, le Canada haussera ces standards au niveau des normes internationales », explique Eric Darier de Greenpeace.

Depuis les six dernières années, les sondages démontrent que plus de 90 % de la population canadienne veut savoir quels aliments contiennent des OGM. « Ce besoin de savoir fait la quasi-unanimité auprès de l’ensemble des Canadiens qui sont en faveur de l’étiquetage obligatoire. Le moment est venu pour nos élus de répondre à la demande des citoyens en votant pour l’étiquetage obligatoire des OGM (C-287) », soutient Jacques Lortie des AmiEs de la Terre de Québec.

La coalition demande aux membres du parlement de voter en faveur du projet de loi afin qu’il soit renvoyé pour étude au Comité de la santé et soumis à des consultations publiques. « Le dossier des OGM est connu au parlement mais aucune action n’a encore été prise. Pourtant le vérificateur général, la Société Royale du Canada et le Comité consultatif canadien de la biotechnologie ont tous exprimé des réserves importantes sur le système de réglementation actuel et noté l’absence de rigueur scientifique prouvant l’innocuité des OGM », affirme André Nault du groupe du RQcOGM de Sherbrooke.

« Les gens s’inquiètent des répercussions potentielles des OGM sur leur santé. On a souvent vu que les conséquences néfastes pour la santé peuvent prendre des années avant de se manifester. Par exemple ce fut le cas avec le DDT. Les consommateurs ont le droit de choisir. Par conséquent, l’étiquetage obligatoire est nécessaire. Le gouvernement doit mettre au premier rang la protection des consommateurs et la santé publique », déclare Joseph Caron d’Action réseau consommateur et de la Fédération des ACEF du Québec.

« Du fait que notre coalition est appuyée par une majorité de Canadiens, nous sommes confiants que le parlement va adopter l’étiquetage obligatoire des OGM (C-287). Comme manger est essentielle à la survie, même pour nos élus, le droit de savoir ce que l’on mange est tout aussi essentiel », de conclure Nadia Alexan du Conseil des canadiens.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

AmiEs de la Terre de Québec

http://www.clic.net/~atquebec/

Greenpeace Canada

http://www.greenpeacecanada.org/

Réseau de protection du consommateur

http://www.consommateur.qc.ca/

Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM)

http://www.multimania.com/rqcogm/

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