Ouest canadien : cérémonie de remise des prix de maître producteur 2005

Winnipeg (Manitoba), 2 mars 2005 – Les agriculteurs qui ont cultivé du grain de qualité exceptionnelle en cette année difficile ont été honorés lors d’une cérémonie de remise des prix de maître producteur, organisée hier pendant la 14e édition de la conférence annuelle GrainWorld. Au total, 10 agriculteurs venus de tout l’Ouest canadien ont reçu la désignation de maître producteur.

« La CCB est heureuse de reconnaître le savoir et la grande expertise des maîtres producteurs de l’année 2005 », a déclaré M. Earl Geddes, vice-président, Relations avec les agriculteurs et opérations, qui a remis aux gagnants des plaques commémoratives et des vestes sport portant l’écusson de maître producteur.

La CCB a remanié son programme de maître producteur en 2004 de manière à élargir l’éventail de classes admissibles. Selon le nouveau programme, les lauréats deviennent membres du club de maîtres producteurs et l’information au sujet de leurs pratiques agronomiques est partagée avec les autres agriculteurs des Prairies et avec l’industrie céréalière. La liste des lauréats et de l’information sur la conduite de leurs cultures accompagnent le présent communiqué.

Au début de l’hiver, la CCB et des experts de l’industrie ont évalué les échantillons des agriculteurs candidats au titre de maître producteur. Tous les échantillons soumis ont été évalués en fonction de leur qualité visuelle. Des analyses ont ensuite permis de déterminer la qualité d’utilisation finale des échantillons retenus à cette étape.

Les meilleures pratiques ont été déterminées grâce aux renseignements agronomiques que les agriculteurs ont fournis dans leurs formulaires d’inscription au concours. Les notes d’ensemble, qui tenaient compte de l’inspection visuelle, des résultats d’analyse de la qualité et des pratiques de gestion, ont permis de départager les candidats.

Les nouveaux maîtres producteurs sont actuellement à Winnipeg pour suivre un cours de quatre jours qui leur permettra d’approfondir leurs connaissances au sujet de l’industrie céréalière. Ce cours, qui a débuté le 28 février et se termine le 3 mars, est offert par la CCB en partenariat avec l’Institut international du Canada pour le grain et la Commission canadienne des grains.

Cette année, la formule du concours de maître producteur encourageait les agriculteurs à travailler sur la qualité de l’orge brassicole et du blé dur. Il favorisait aussi la participation au programme de contrats à identité préservée offert par la CCB pour le blé de force blanc de l’Ouest Canadien et le blé rouge d’hiver Select de l’Ouest Canadien.

Les détails du concours de l’année prochaine seront annoncés au début du printemps et seront envoyés à tous les agriculteurs qui s’y sont inscrits cette année.

Contrôlée par les agriculteurs de l’Ouest canadien, la CCB est la plus importante agence de commercialisation de blé et d’orge dans le monde. L’un des principaux exportateurs du Canada, la CCB dont le siège est à Winnipeg vend du grain dans plus de 70 pays et distribue l’intégralité du produit des ventes, moins les frais d’exploitation, aux agriculteurs des Prairies.

Biographies des maîtres producteurs de la CCB
Doug Bushell
Maître producteur, orge brassicole
Milo (Alberta)

La ferme de Doug Bushell est située près de Milo, en Alberta. Cela fait 30 ans qu’il cultive de l’orge brassicole. Son plan de cultures comprend des céréales et oléagineux en rotation et de la jachère en alternance.

En 2004, il a semé les variétés d’orge brassicole Harrington et AC Metcalfe, parce qu’elles offrent un bon potentiel de rendement et des grains ventrus, et qu’elles sont recherchées par les acheteurs d’orge de sa région. Doug pratique le travail minimum du sol et utilise un système d’enfouissement entre rang qui lui permet de semer le grain et d’appliquer l’engrais en un passage sans trop remuer le sol.

Comme il sème son orge brassicole sur jachère, il se fie aux analyses de sol pour déterminer la dose d’engrais à appliquer au semis, afin de maximiser le rendement et d’obtenir la teneur en protéines qui augmente les chances que son orge soit retenue à des fins brassicoles. Il sème son orge à une densité de 1,5 boisseau/acre et vise à semer tôt au printemps. En cultivant des variétés à deux rangs, Doug est en mesure de récolter son orge en coupe directe.

Ken Dutton
Maître producteur, orge brassicole
Gull Lake (Saskatchewan)

Ken s’est lancé en agriculture en 1974, sur les terres que son grand-père avait défrichées et que son père avait exploitées avant lui. Il produit des céréales et possède un troupeau de vaches-veaux. Ses principales cultures sont l’orge brassicole et le blé dur, qu’il cultive en alternance avec jachère chimique.

Cela fait 25 ans qu’il produit de l’orge brassicole, et quelques années seulement qu’il a cessé de cultiver la variété Harrington. L’an dernier, il a semé la variété Merit et, pour la première fois, la variété CDC Kendall, celle-là même qu’il a soumise dans le cadre du concours de maître producteur. Il dit être très satisfait de cette variété, car il a obtenu des rendements supérieurs à la normale, malgré les conditions d’humidité de cette année. Il prévoit cultiver davantage de CDC Kendall cette année.

Ken est convaincu qu’il faut semer tôt au printemps pour obtenir de l’orge de qualité brassicole dans son secteur. Avec un semis précoce, à la dernière semaine d’avril, les cultures bénéficient d’un bon départ et échappent généralement aux fortes chaleurs de juillet, ce qui favorise l’obtention de grains ventrus, exactement de la qualité recherchée par les acheteurs d’orge brassicole. Il sème à une densité de 1 à 1,25 boisseau/acre, et en raison de son programme de semis précoce, il traite ses semences contre le charbon et pour leur donner plus de vigueur à la levée.

Comme Ken sème son orge sur jachère, il surveille de près la dose d’engrais afin d’optimiser ses rendements tout en maintenant la teneur en protéines dans la fourchette désirée. Lorsqu’arrive la moisson, il surveille les conditions météorologiques de près et ne fauche l’orge qu’une à deux journées avant de la battre. En plus, il contourne les ronds d’orge immature au besoin, afin d’éviter la présence de grains verts dans sa récolte.

En optant pour une date de semis précoce, Ken récolte habituellement son orge au début d’août dans des conditions sèches, ce qui lui évite de devoir ventiler son grain en cellule. Si la météo annonce de la pluie, il retarde la fauche et laisse la récolte sur pied afin d’éviter les problèmes de germination du grain. Il est convaincu que pour accroître ses chances de faire accepter son orge, il doit prélever des échantillons représentatifs et communiquer avec les acheteurs d’orge de brasserie.

Pour ce qui est du blé dur, Ken cultive la variété Kyle depuis un certain temps, mais en 2004 il a commencé à consacrer une partie de ses superficies à la variété AC Avonlea. La mouche à scie lui a causé des problèmes dans le passé, de sorte que maintenant, il fauche sa récolte au besoin pour limiter les pertes. Ken appliquait l’engrais en cours de végétation par le passé, afin de réduire la présence de grains tachetés et d’améliorer la qualité de son blé dur, mais il ne l’a pas fait ces deux dernières années, car les prix ne le permettaient pas.

John D. Entz
Colonie Handhills
Maître producteur, blé dur ambré de l’Ouest canadien
Hanna (Alberta)

Le blé dur occupe une grande place dans l’assolement de la colonie hutterite de Handhills, près de Hanna, en Alberta. Les principales cultures sont le blé dur, l’orge brassicole, le canola, les pois, l’avoine et le blé. La colonie pratique le travail minimum du sol et la jachère chimique dans sa rotation.

En blé dur, elle cultive la variété AC Avonlea en raison de son bon potentiel de rendement et de sa qualité. L’année dernière, le blé dur a été semé directement dans des chaumes d’avoine au début de mai, à une densité de 85 lb/acre et à une profondeur d’un pouce. La colonie suit les recommandations des analyses de sol et applique l’azote et le phosphate au moment du semis, à l’aide d’un semoir à deux socs. La récolte a été moissonnée en coupe directe à la fin de septembre.

David Hannah
Maître producteur, blé de force blanc de l’Ouest Canadien
Waskada (Manitoba)

David et ses parents, Clayton et Francis, produisent des céréales et exploitent un petit troupeau de vaches-veaux près de Waskada, au Manitoba. David a acheté ses propres terres en 1999, et il travaille depuis plusieurs années en hiver dans les puits de pétrole du nord de l’Alberta. L’exploitation familiale produit du blé de printemps et d’hiver, du lin et du canola, ainsi que des pois et de l’avoine certaines années.

Cela fait deux ans que David cultive la variété de blé de force blanc de l’Ouest Canadien Snowbird. Son père et lui apprécient les avantages offerts par les programmes de contrat à identité préservée, comme les primes de production et les paiements de stockage. Ils estiment qu’en augmentant la densité de semis de Snowbird à 1,5 boisseau l’acre (comparativement à 1,3 boisseau/acre pour le blé roux de printemps), leur blé profite d’un meilleur départ. Ils sont également convaincus que leur plan d’apport d’engrais les aide à maximiser le potentiel de rendement offert par la variété Snowbird. Comme tout l’engrais est enfoui avec la semence en semis direct, ils suivent les recommandations des analyses de sol de près, afin de ne pas apporter trop d’engrais et risquer ainsi d’endommager la semence. Ils achètent normalement de la semence certifiée, et la traite si les conditions leur permettent de semer tôt.

Ils sèment leur blé de force blanc directement dans les chaumes de lin et de canola, afin d’équilibrer leur rotation et de réduire la présence de pousses de blé roux de printemps. David prévoit cultiver uniquement du blé blanc sur ses terres et réserver les terres de son père pour le blé roux de printemps.

Les Hannah ont introduit le blé d’hiver dans leur rotation afin de mieux répartir les travaux de semis, qui sont concentrés au printemps. Cela exige plus de planification à l’automne, afin de terminer les semis avant la moisson, mais ils y gagnent. En blé d’hiver, ils cultivent la variété CDC Clair, mais ils s’intéressent également au contrat à identité préservée de blé rouge d’hiver de l’Ouest Canadien (CWRW) et aimeraient essayer la variété CDC Buteo, dès qu’ils pourront mettre la main sur de la semence certifiée cet automne.

Gordon et Juanita Hawkins
Maîtres producteurs, orge brassicole
Wilkie (Saskatchewan)

Cela fait 30 ans que Gordon exploite sa ferme, d’abord avec ses deux frères, puis avec sa conjointe, Juanita. Les Hawkins ont une ferme céréalière de 2200 acres et un troupeau de vaches-veaux. Ils offrent également un service de nettoyage de semences à façon. Gordon siège au conseil d’administration de la section locale d’Agricore et Juanita est technicienne en soins d’urgence et responsable du club 4-H. Elle travaille également pour les Guides du Canada.

Ils cultivent de l’orge brassicole, du blé, du canola et des pois. Cela fait 29 ans que Gordon produit de l’orge brassicole, et deux ans qu’il cultive la variété à deux rangs CDC Kendall. Il en est très satisfait et planifie d’en semer davantage l’année prochaine. Il pense qu’une des raisons de sa réussite avec l’orge brassicole est qu’il surveille ses cultures de près. Il obtient d’excellents résultats en semant son orge sur des chaumes de canola, car cela aide à éviter les repousses d’autres céréales, d’une part, et à obtenir des teneurs en protéines assez basses. Il a déjà cultivé de l’orge brassicole sur des chaumes de pois, mais il avait plus de difficulté à obtenir la teneur protéique désirée. Le semis d’orge sur chaumes de blé est plus aléatoire, à cause du risque de repousse de céréales.

Si Gordon avait des conseils à donner aux autres agriculteurs pour accroître leurs chances de faire accepter leur orge pour le maltage, ce serait de semer tôt et à forte densité, soit deux boisseaux l’acre. Il conseille aussi de bien choisir les parcelles afin d’obtenir une récolte uniforme, et d’éviter les champs accidentés. Il pense qu’il faut être sur le qui-vive pendant la moisson et constamment vérifier les réglages de la moissonneuse pour éviter la présence de grains cassés et écorchés dans la trémie. Selon lui, la meilleure façon d’obtenir un échantillon représentatif est de prélever le grain au déchargement des camions. Il recommande de prélever de gros échantillons afin d’avoir beaucoup de grain en main et d’envoyer le plus tôt possible des sous-échantillons pour évaluation par les acheteurs d’orge brassicole.

Randy I. Heuchert
Maître producteur, blé rouge d’hiver Sélect de l’Ouest Canadien
Saskatoon (Saskatchewan)

Randy cultive du blé d’hiver, des pois, du blé de printemps et du canola près de Saskatoon. C’est la deuxième année qu’il produit du blé d’hiver.

Un des plus gros obstacles à l’adoption du blé d’hiver dans sa région est le manque de résistance de cette culture aux conditions hivernales. C’est pourquoi Randy investit beaucoup d’efforts dans le choix des variétés et dans le plan de semis, afin de mettre les chances de son côté. Il a cultivé la variété CDC Osprey en raison de son potentiel de rendement et de sa résistance aux conditions hivernales, et aussi parce qu’elle est admissible au programme de contrats à identité préservée pour le blé rouge d’hiver Sélect de l’Ouest Canadien.

Il a semé son blé en direct à la fin d’août, dans des chaumes de canola de 6 pouces de hauteur, à raison de 1,5 boisseau l’acre et à faible profondeur, soit un demi-pouce. Les chaumes favorisent la rétention de la neige, et le semis peu profond accélère la levée du blé et la formation du plateau de tallage avant la gelée. Son plan d’apport d’engrais comprend l’enfouissement d’azote, de phosphate, de potasse et de soufre au moment du semis, et un autre épandage d’azote au début de novembre. Il a récolté son blé en coupe directe.

Robert Koester
Koester Acres
Maître producteur, blé de force blanc de l’Ouest Canadien
Rockyford (Alberta)

Robert Koester a pris la relève de son père, fondateur de la ferme familiale, il y a une vingtaine d’années. Robert est pompier bénévole et est très impliqué dans le Lions Club et la société agricole de sa localité.

Il a fait la transition au semis direct il y a trois ans, et dit avoir aussitôt constaté un gain de temps et des économies de carburant par rapport à la pratique classique de travail du sol. Avec le temps, il espère que les bienfaits de rétention d’humidité et de conservation du sol lui permettront aussi d’accroître ses rendements.

Son assolement comprend du blé, des pois et du canola. C’était la deuxième année qu’il cultivait la variété Snowbird de blé de force blanc de l’Ouest Canadien (CWHW). Il continue à cultiver du blé roux de printemps de l’Ouest canadien (CWRS) et du blé roux de printemps Canada Prairie (CPSR). Robert a opté pour la variété Snowbird en raison des nouveaux débouchés qui existent pou ce blé et en raison des primes et des facilités de livraison offertes en signant un contrat à identité préservée avec la CCB. Il prévoit accroître ses emblavements de Snowbird l’année prochaine.

Du fait qu’il garde le blé roux de printemps dans sa rotation, Robert croit qu’il a besoin d’attendre au moins un an avant de semer du blé de force blanc dans le même champ, afin de garder ses parcelles propres et de maintenir la pureté de sa récolte. Pour cette raison, il sème la variété Snowbird deux années de suite dans la même parcelle ou après du canola, directement sur les chaumes. Il est également un grand adepte du nettoyage à fond de l’équipement lors des changements de parcelles, du maintien de bonnes conditions de stockage à la ferme et du nettoyage minutieux des cellules, tout cela pour préserver la pureté des lots.

Reginald (Reg) Marginet
Maître producteur, blé rouge d’hiver Sélect de l’Ouest Canadien
Holland (Manitoba)

Reg est établi depuis 30 ans sur la ferme que son père, et son grand-père avant lui, ont exploitée. Il produit des céréales ainsi que de la semence sélectionnée. Ses cultures comprennent le blé roux de printemps, le blé d’hiver, le canola, le lin, l’orge brassicole et l’avoine. Il est conseiller municipal pour la municipalité rurale de Victoria et membre de la société agricole du village de Holland.

Reg a adopté le blé d’hiver dans son assolement afin de mieux répartir sa charge de travail. Il constate que ce changement a été bénéfique pour son exploitation. Cela fait quatre ans qu’il cultive du blé d’hiver, et c’est la première année qu’il participe au programme de contrats à identité préservée de la CCB pour le blé CWRW Sélect, en cultivant la variété McClintock. Cette variété a rendu 78 boisseaux l’acre, et même si elle a rendu 10 % de moins que son blé d’hiver non Sélect, elle lui a rapporté environ 14 $ l’acre de plus sous forme de primes à la teneur en protéines et de paiements de stockage, grâce au contrat à identité préservée. À cause des mauvaises conditions, il n’a pas semé de blé d’hiver l’automne dernier, mais il prévoit déjà de semer davantage de McClintock l’automne prochain.

En ce qui a trait au blé d’hiver, Reg soutient que le secret consiste à semer dans des chaumes de canola (bonne rétention de neige) et le plus tôt possible. Il conseille de bien planifier ses activités afin que tout soit en place pour semer le blé d’hiver pendant la période fort occupée du début de septembre. Reg insiste sur la nécessité d’établir un plan rigoureux pour l’épandage d’azote, afin d’optimiser les rendements et de saisir les primes basées sur la teneur en protéines offertes dans le cadre du programme Sélect. Il applique du nitrate d’ammoniac afin de minimiser les pertes par évaporation, et prévoit dans son plan d’épandage un apport de 90 livres/acre d’azote tôt au printemps. Bien que le blé d’hiver ne soit pas très vulnérable à la fusariose, Reg traite son blé avec le fongicide Folicur. Ce traitement lui a permis d’augmenter ses rendements et de réduire le taux de grains fusariés dans son blé, ce qui augmente le grade et constitue un facteur déterminant pour l’admissibilité au programme de contrat à identité préservée pour le blé CWRW Sélect.

Marvin Maronda
Maître producteur, blé rouge d’hiver Sélect de l’Ouest Canadien
Lomond (Alberta)

Marvin Maronda et son frère Eldon exploitent le Fairview Ranch à Lomond (Alberta), où leur père et leur grand-père les ont précédés. Les Maronda cultivent du blé roux de printemps, du blé rouge d’hiver et du blé extra fort, du blé dur, de l’orge brassicole, du canola, de la moutarde et des pois jaunes, et ce sans irrigation. Marvin élève également des bouvillons qu’il prépare pour l’engraissement.

Ses ancêtres se sont établis dans la région de Lomond en 1908. Il a fait ses études au Southern Alberta Institute of Technology (SAIT) et a obtenu un diplôme en arts appliqués en 1971. Il a ensuite fait une brève carrière en journalisme, avant de retourner étudier la météorologie à Ottawa et à Toronto, avant de travailler comme observateur aérologique dans le Haut-Arctique pour Environnement Canada. Marvin s’est établi à temps plein en agriculture en 1975 avec son père Martin, aujourd’hui décédé, et son frère Eldon.

Aujourd’hui, il est directeur de la McGregor Water Users Co-op et président de la Bethany Lutheran Community Church. Il siège au conseil consultatif de United Farmers of Alberta (section locale de Vulcan) et est membre du comité d’administration du cimetière de Lomond. Il est également impliqué avec l’association d’anciens élèves de SAIT de Calgary et est membre de la Chin Coulee Feeder’s Association.

Marvin estime que l’ajout du blé d’hiver dans son assolement a eu beaucoup de bienfaits. À titre d’exemple, dans une zone semi-aride, cette culture tire très bien parti de l’humidité du sol tôt au printemps. Et parce qu’elle mûrit tôt, elle aide à avancer et à étendre la saison de la moisson. La maturité précoce aide aussi à éviter les pertes que la mouche à scie peut infliger aux céréales qui mûrissent plus tard. Marvin est également convaincu que le blé d’hiver peut produire de très hauts rendements. Le semis à l’automne diminue la charge de travaux au printemps suivant et aide à limiter les problèmes d’érosion par le vent et par l’eau en fournissant un couvert végétal en hiver. Le blé d’hiver peut même servir pour le pâturage des bovins. Le semis de blé d’hiver à l’automne fournit également un milieu propice à la nidification des oiseaux migrateurs au printemps, et favorise ainsi le maintien des populations de canard et d’oies.

Adrien Tinant
Maître producteur, blé de force blanc de l’Ouest Canadien
Cadillac (Saskatchewan)

Cela fait 10 ans qu’Adrien Tinet a adopté la pratique du travail minimum du sol, et certaines de ses terres sont en culture continue depuis 16 ans. Il cultive en alternance des céréales (surtout du blé dur) et des légumineuses (pois et lentilles). C’était la première année qu’il cultivait la variété Snowbird, pour remplacer une partie de ses emblavures de blé dur. Il est très satisfait du rendement de cette variété, compte tenu des conditions d’humidité excessive. Il a semé Snowbird à une densité de 1,2 boisseau l’acre et a appliqué de l’azote et du phosphate au moment du semis. Il pense que son blé Snowbird a bénéficié de la présence des légumineuses dans la rotation.

Cette année, Adrien prévoit accroître ses emblavements de blé Snowbird et réduire davantage ses emblavements de blé dur. Il rappelle l’importance d’une rotation bien pensée pour maintenir la pureté variétale et réduire la présence de repousses de blé de printemps. Comme Snowbird est un blé à tige creuse, il avertit les agriculteurs de se méfier de la mouche à scie. Dans son cas, cet insecte a sectionné un nombre significatif de tiges dans le pourtour des champs, et il a dû utiliser les rabatteurs du pickup de sa moissonneuse pour récupérer le plus d’épis possibles lorsqu’il récoltait son blé en coupe directe. Enfin, il estime que les conditions de stockage à la ferme et la séparation des lots sont importantes aux fins du contrat à identité séparée offert par la CCB.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

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