Peu de toxines dans le maïs

L’an dernier, la présence de toxines dans le maïs s’était avérée préoccupante en Ontario et dans certaines régions du Québec. Cette année, des données de l’Ontario semblent indiquer que tout danger est écarté.

Du 18 au 25 septembre dernier, une équipe de spécialistes des grandes cultures au ministère de l’Agriculture (MAAARO) a collecté 171 échantillons dans des champs de toutes les régions agricoles de l’Ontario.

Dans chaque champ, deux endroits étaient sélectionnés au hasard, puis 10 épis consécutifs étaient ramassés dans chacun de ces endroits. Les 20 épis étaient immédiatement séchés et égrenés. Un échantillon des grains était envoyé chez A&L Laboratories à London, pour détection de vomitoxine (DON) et d’aflatoxine.

Sur les 171 échantillons, 85 % avaient un niveau de DON de moins de 0,5 PPM; 11 % en contenaient de 0,6 à 1,9 PPM et seulement 4 % atteignaient le seuil de 2 PPM ou plus, seuil à partir duquel les toxines peuvent devenir nocives dans l’alimentation de certains animaux. Aucun échantillon ne dépassait les 3 PPM.

En comparaison, en 2011, l’enquête du MAAARO avait révélé que 23 % des échantillons avaient un taux de DON de 2 PPM ou plus.

Cette année, il semble que la pourriture de l’épi attribuable aux maladies fongiques gibberella et fusarium, ainsi que le DON qu’elles peuvent produire, soient à des niveaux très bas. En fait, il s’agit probablement des plus bas niveaux en 10 ans.

Aflatoxine

Alors qu’aux États-Unis, le temps très sec avait provoqué de grandes inquiétudes au sujet d’une autre mycotoxine, l’aflatoxine. Celle-ci est produite par la maladie fongique aspergillus flavus.

Ce type de pourriture de l’épi est peu connu en Ontario, mais en raison des préoccupations aux États-Unis, le MAAARO a décidé d’échantillonner et d’analyser pour voir si elle était présente. Sur les 171 échantillons prélevés, 26 ont été testés pour l’aflatoxine. Aucun n’en contenait à un seuil détectable.

Source : bulletin CropPest Ontario

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