Poulet de grain vs poulet conventionnel

Longueuil (Québec), 4 octobre 2000 – Si le poulet dit « de grain » mange du grain, est-ce à dire que le poulet conventionnel se nourrit de produits synthétiques? Et bien non. En fait, tous les poulets produits au Québec, que vous retrouvez dans les comptoirs d’épicerie, sont nourris de grain et élevés à la ferme par des producteurs qui ont le souci de la qualité.

Le mais, l’orge, le soya et le blé constituent les principaux éléments de l’alimentation des poulets. A cette alimentation s’ajoute une faible proportion de suppléments alimentaires tels que des vitamines, des minéraux et des oligo-éléments.

L’importance accordée au choix des aliments, les progrès génétiques et l’amélioration des conditions d’élevage se sont traduits, au fil des ans, par une réduction du nombre de jours requis pour élever le poulet. Malheureusement, encore aujourd’hui, et malgré une loi fédérale qui en interdit l’usage depuis plus de 25 ans, trop de gens croient encore que ce sont les hormones qui ont permis cette amélioration. Le poulet du Québec n’en contient pas. Qu’on se le dise et qu’on se le répète, le poulet aux hormones est un mythe.

Un autre aspect à clarifier est le mode de refroidissement du poulet après l’abattage. Les expressions « refroidi à l’eau » ou « refroidi à l’air » désignent l’élément principal (eau froide ou air froid) utilisé pour refroidir le poulet pendant la transformation.

La méthode de refroidissement à l’eau consiste à refroidir le poulet par immersion dans un grand bassin d’eau glacée. Elle donne un poulet à la peau plus blanche et à la chair plus juteuse. Dans le cas de l’air froid, le poulet est suspendu dans une pièce où circule un air glacial. Cela donne généralement un poulet à peau plus foncée, à texture plus ferme et qui perd moins de volume à la cuisson. Aucune de ces méthodes de refroidissement n’altère la valeur nutritive de la viande.

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