Programme ALUS au Québec, un nouvel appui pour protéger les bassins versants

La conférence de presse pour le lancement du programme Alus au Québec a eu lieu à la Maison de l'UPA le 10 août 2016.

La conférence de presse pour le lancement du programme ALUS au Québec a eu lieu à la Maison de l’UPA le 10 août 2016. PHOTO: UPA Montérégie

Avec le projet de valorisation et de protection de l’écologie du bassin versant de la rivière des Hurons et des bassins versants des ruisseaux Hazen-Bleury et à la Barbotte, en Montérégie, ALUS Canada s’implante dans une sixième province canadienne. Le nouveau projet est une collaboration entre ALUS Canada et la Fédération de l’UPA de la Montérégie.

ALUS est un programme communautaire agricole qui soutient l’agriculture et l’environnement pour le bénéfice de tous, un hectare à la fois. ALUS Canada est un organisme à but non lucratif qui chapeaute le programme ALUS à travers le pays. La population, les entreprises et les gouvernements sont invités à soutenir financièrement l’organisme.

Fondé en 2006 au Manitoba, ALUS Canada s’est depuis implantée en Ontario (2007), sur l’Île-du-Prince-Édouard (2008), en Alberta (2010), en Saskatchewan (2015) et au Québec (2016).

ALUS_visite_guidee

Visite des aménagements effectués dans le cadre du projet ALUS en Montérégie. PHOTO: UPA Montérégie

« ALUS apporte non seulement un support technique pour mettre en place les projets, mais aussi un support financier aux agriculteurs par des paiements annuels », explique par voie de communiqué le président de l’UPA de la Montérégie et président du comité ALUS Montérégie, Christian St-Jacques.

L’objectif est d’aider les agriculteurs québécois à produire des services écologiques tels que de l’air pur, de l’eau propre et plus de biodiversité, pour le bénéfice de tous.

Dans un premier temps, le programme se concentrera sur un territoire de 420 km2 correspondant au bassin versant de la rivière des Hurons et aux bassins versants des ruisseaux Hazen-Bleury et à la Barbotte. En 2016, l’objectif est d’aménager six hectares dans le but d’améliorer les habitats fauniques et l’un des problèmes environnementaux les plus graves dans la région, soit la qualité de l’eau.

Par exemple, le projet ALUS chez Jules Malouin, à Saint-Jean-Baptiste, ne fournit pas seulement des plantes à fleurs indigènes, qui sont une source précieuse de nourriture et un abri pour les pollinisateurs, mais sert également à stabiliser la berge, réduire l’érosion et fournir de l’ombre à la rivière.

Tout ceci améliore la qualité de l’eau et l’habitat des poissons dans la rivière des Hurons, donc contribue au rétablissement du chevalier cuivré, une espèce en voie de disparition.

 

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires