Saison de semis de maïs la plus rapide de l’histoire des États-Unis

Jason Roose, vice-président de U.S. Commodities.

Jason Roose, vice-président de U.S. Commodities.

Selon l’analyste Jason Roose, les États-Unis connaissent la saison de semis de maïs la plus rapide de leur histoire. Le vice-président de U.S. Commodities était de passage à Saint-Narcisse-de-Beaurivage en Chaudière-Appalaches vendredi dernier dans le cadre de conférences organisées par l’entreprise porcine Bernard Breton. Jason Roose prévoit une avancée rapide des semis cette année.

« Lundi, les plus grands producteurs de maïs auront fini de planter », disait-il à propos de lundi dernier.

Les États-Unis se situent au premier rang des producteurs mondiaux de maïs. Les Américains récoltent un tiers de la production mondiale avec 361 millions de tonnes métriques, ce qui leur permettent de jouer un rôle déterminant sur les prix. Neuvième producteur mondial, le Canada n’est qu’un très petit joueur qui n’a que peu d’impact sur le cours des prix.

Depuis environ deux ans, le prix du maïs a dégringolé mais il est toutefois encore supérieur à la période s’étendant des années 1970 au milieu des années 2000. À long terme, soit pour les dix prochaines années, les analystes prévoient une stabilité du prix du maïs.

Pour l’année courante, la superficie ensemencée diminuera, mais la production devrait être en augmentation en raison d’une hausse appréhendée des rendements. Avec des stocks de départ en hausse comparativement à l’an dernier, la table est mise pour une diminution des prix du maïs. Le prix aux fermiers américains est prévu entre 3,55 $US et 3,85 $US, comparativement à 4,46 $US l’année précédente.

Soya

Du côté du soya, les États-Unis, le Brésil et l’Argentine contrôlent la production mondiale. La Chine est l’acheteur mondial numéro un avec les deux tiers des importations mondiales, soit 74 000 millions de tonnes.

Tout comme le maïs, le soya a connu une baisse du prix dans les dernières années, mais moins marquée que le maïs. À long terme, les analystes prévoient que les prix se stabiliseront, tout comme le maïs. Les superficies ensemencées aux États-Unis sont en augmentation cette année. À la fin de 2015, les stocks seront à la hausse (370 millions de boisseaux, contre 92 en 2013-2014) alors que le prix est prévu à la baisse (9,60$US à 10,60), comparativement à l’an dernier (13$).

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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