Un minibudget indifférent à l’agriculture

Longueuil (Québec), 19 octobre 2000 – « Au moment où le fédéral accumule des surplus plus importants que prévu, on ne peut que déplorer qu’il n’y ait rien de substantiel pour l’agriculture dans l’énoncé économique du ministre Paul Martin », s’est exprimé le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Laurent Pellerin, après avoir pris connaissance du minibudget fédéral.

« Compte tenu de tels surplus, de dire M. Pellerin, les agriculteurs et les agricultrices déplorent que le gouvernement n’ait pas saisi cette occasion pour bonifier les programmes de sécurité du revenu, une revendication pannationale que le ministre d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, M. Lyle Vanclief, a lui-même endossée auprès de son gouvernement », a-t-il souligné.

Rappelons que le Comité consultatif national sur l’agriculture recommandait une bonification de 300 millions de l’enveloppe destinée à ces programmes. Leur sous-financement actuel accentue lourdement l’inégalité qui existe entre le niveau d’aide apportée aux agriculteurs canadiens et ceux des Américains et des Européens, particulièrement au détriment des producteurs de céréales et d’oléagineux.

Le monde agricole, à l’instar de nombreux groupes, aurait par ailleurs souhaité l’abolition de la taxe d’accise sur les carburants, eux qui sont de grands consommateurs de ces produits. « Dans un contexte où le prix du mazout atteint des records, la taxe d’accise demeure plus que jamais une épine au pied de l’agriculture », dénonce M. Pellerin.

« Ce gouvernement a beau dire, dans les officines privées, qu’il est sensible à l’importance du secteur agricole et de ses problèmes, on cherche en vain dans les faits l’expression de cette sensibilité. Chose certaine, on ne la trouve pas dans ce minibudget », de déclarer le président de l’UPA.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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