Un mouvement se dessine contre les porcheries près des rivières à saumon

Québec (Québec), 28 février 2002 – Les défenseurs du saumon atlantique mettent le gouvernement du Québec en garde contre la tentation de permettre l’installation de porcheries dans les bassins des grandes rivières à saumon sur le territoire québécois et ils vont jusqu’à menacer de porter le débat sur la scène internationale s’ils ne sont pas entendus.

Dans un message adressé aux ministres de l’environnement André Boisclair, de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Maxime Arseneau, et du Tourisme, du Loisir et des Sports, Richard Legendre, la Fédération du saumon atlantique du Québec (FSAQ), les Gestionnaires de rivières à saumon du Québec (GRSQ) et la Fédération du saumon atlantique (FSA-Canada), n’y vont pas par quatre chemins.

« Jamais, soutiennent ces organismes, nous n’accepterons qu’une industrie, sous le prétexte d’un droit de produire vienne mettre en péril une ressource et son habitat. »

Selon les informations recueillies, des demandes de certification environnementale sont sur le point d’être présentées au ministère de l’Environnement afin d’autoriser l’implantation de porcheries dans les bassins de la rivière Matapédia, Rimouski, Ouelle et du Gouffre.

Avant même que les demandes soient étudiées, les organismes de défense du saumon atlantique parlent déjà « d’un saccage écologique déjà amorcé ».

« Nous tenons à vous sensibiliser à la situation actuelle, MM. les ministres, ont noté les porte-parole de ces organismes, avant qu’elle ne dégénère davantage au point de provoquer des protestations sociales qui ne seront pas de nature à donner au Québec une image acceptable au plan international. »

La FQSAQ et les gestionnaires des rivières à saumon rappellent que la rivière Matapédia, entre autres, est reconnue mondialement. « La rivière Matapédia a ce caractère international, ont-ils souligné, tant par la renommée du saumon qu’on y pêche que par le nombre de visiteurs étrangers qui viennent y pêcher à chaque année. »

Les porte-parole des pêcheurs ont avisé le gouvernement qu’ils n’hésiteraient pas à sensibiliser ces visiteurs étrangers si nécessaire afin de préserver la ressource, en plus de requérir l’appui de tous les autres organismes écologiques et environnementaux québécois, canadiens et internationaux.

MM. Yvon Côté de la FQSA, Robin D’Anjou des GRSQ et M. Bill Taylor de la Fédération du saumon atlantique s’entendent tous pour affirmer leur ferme intention « de mobiliser la population du Québec autant que des intervenants d’autres pays » pour faire entendre leur voix.

« Personne, ont-ils souligné, ne serait vraiment heureux de devoir porter le Québec sur la scène internationale pour discuter d’un tel dossier. »

Les rivières à saumon de renommée internationale coulent dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la côte nord du Saint-Laurent.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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