Volaille : la France perd ses débouchés au profit du Brésil

France, 16 janvier 2002 – L’Union européenne a importé 834 200 tonnes de viande de volaille en 2001, ce qui représente une hausse de 44% par rapport à 2000, selon la Fédération des industries avicoles (FIA). Dans le même temps, elle en a exporté 1,09 million de tonnes, soit une baisse de 5,3%. A eux seuls, la France et les Pays-Bas ont totalisé 70% des ventes aux pays tiers. Mais la filière avicole française s’inquiète, car elle a perdu une grande partie de ses débouchés traditionnels sur l’Allemagne (dont 43% des importations ont provenu de pays non européens), le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Ces trois clients ont en effet préféré s’approvisionner au Brésil (pour l’essentiel), en Thaïlande et en Hongrie, où les prix sont beaucoup plus concurrentiels. Une des clés du succès brésilien est liée aux faibles droits d’entrée dont bénéficient les filets de volaille salés, vendus aux industries agroalimentaires pour la préparation des « nuggets » et des escalopes panées. En France, à l’inverse, les coûts de production ont été notamment majorés par l’interdiction des farines de viande dans l’alimentation animale, suite à la crise de la « vache folle ». La Fédération nationale des coopératives de production et d’alimentation animales (Syncopac) affirme que les exportations brésiliennes de filets de volaille ont été multipliées par vingt en l’espace de quelques années. « Cette explosion risque de se traduire par la fermeture de nombreux élevages de volailles en France dès l’année 2002 », prévient Pierre Merlot, le directeur du Syncopac.

Source : Les Échos

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