Les trois éléments d’un chantier d’ensilage en un jour

1. La main-d’œuvre
Jean Brisson suggère de dresser la liste des personnes prêtes à s’impliquer dans le chantier de récolte. « Dans un chantier d’ensilage en un jour, tout est fait en 12 à 15 heures », souligne-t-il.

Pour les employés qui doivent se libérer pour la traite, il faut penser à une stratégie de remplacement afin de maintenir la cadence des opérations. Jean Brisson propose de valider avec l’entourage si des personnes souhaitent s’impliquer. Autrement, il souligne que des producteurs voisins peuvent jumeler leurs efforts afin d’optimiser l’efficacité de leurs deux chantiers de récolte.

Jean Brisson propose également de vérifier la disponibilité de producteurs retraités ayant un peu de temps à offrir dans les environs de la ferme. Le nombre de personnes requises dépendra du type d’entreposage (balles ou silo) et du nombre de véhicules.

De plus, la distance à parcourir entre le champ récolté et les structures d’entreposage ainsi que le nombre de voitures disponibles sont quelques éléments qui déterminent les besoins en ce qui a trait à la main-d’œuvre.

2. Contribution mécanique
L’agriculteur doit analyser l’efficacité de l’ensemble de la machinerie nécessaire à la récolte. Le but : clarifier l’élément pouvant limiter le rythme de l’activité. La faucheuse, la fourragère, le temps de transport des boîtes d’ensilage, le souffleur, le temps de déchargement, la presse et autres éléments spécifiques doivent passer sous la loupe pour l’analyse de leur efficacité.

Par exemple, une faucheuse coupe quatre hectares à l’heure. Quelque 40 hectares de prairies sont à point pour l’ensilage. Le producteur sait qu’il doit prévoir dix heures pour la fauche de ces 40 hectares.

De la même manière, la fourragère révèle sa capacité. Toutefois, quatre facteurs peuvent limiter la performance de la fourragère : la puissance, le débit potentiel, la traction et la vitesse. La traction est rarement un problème majeur quand la récolte s’effectue sur un sol bien drainé.

La vitesse d’avancement ne réduit la cadence des opérations que lors de situations particulières, notamment lorsqu’il y a peu de matériel à ensiler alors que la fourragère pourrait en avaler davantage. Dans un pareil scénario, la vitesse doit être réduite ou les andains regroupés. Selon les observations de Jean Brisson, la fourragère est rarement le facteur limitant les opérations d’ensilage.

La force requise pour le souffleur se situe à environ la moitié de la puissance de la fourragère. Pour l’ensilage de maïs, la force nécessaire est plutôt de 0,6 fois celle de la fourragère. Donc, pour ensiler un mélange de mil et de luzerne avec une fourragère traînée de 150 forces, le souffleur doit dégager 75 forces.

Jean Brisson précise l’importance de la compaction dans les systèmes de silos-couloirs et de meule compactée. Bien que les minutes soient précieuses lors de l’ensilage en une journée, consacrer le temps nécessaire à une compaction appropriée assure la conservation adéquate du produit.

La capacité de la presse est évaluée quant au nombre de balles pressées à l’heure. Une estimation du volume transportable par les voitures détermine le nombre d’unités nécessaires. Dans le système de balles enrobées, la capacité de l’enrobeuse doit être revue.

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