Miser sur un foin de qualité

Fitz Brauchi, de la ferme Brawer, accompagné de trois de ses garçons. De gauche à droite, Thomas, Fritz, Samule et Res. Photo : Alain Fournier
Fitz Brauchi, de la ferme Brawer, accompagné de trois de ses garçons. De gauche à droite, Thomas, Fritz, Samule et Res. Photo : Alain Fournier

Produire un foin de qualité supérieure à l’ensilage, c’est possible ! Le fourrage est récolté à l’autochargeuse, puis ventilé et déshumidifié pour produire un foin exceptionnel.

Fritz et Thomas Brauchi et Marianne Werren, propriétaires de la Ferme Brawer, située à Victoriaville, ont investi dans un séchoir muni d’un déshumidificateur dans le but de produire un foin d’excellente qualité pour alimenter leurs 80 vaches Holstein.

Les problèmes de santé du troupeau rencontrés avec l’utilisation des ensilages les ont finalement orientés vers cette technologie populaire chez nos cousins européens. La récolte et le séchage des fourrages de l’été 2013 ont nécessité certains ajustements. Les résultats d’analyse des fourrages démontrent qu’ils ne se sont pas trompés en investissant dans ce système.

Le troupeau de la Ferme Brawer était alimenté comme celui de bien d’autres entreprises des Bois-Franc soit, avec de l’ensilage de maïs et de luzerne complété par une certaine quantité de foin et mélangé avec les concentrés dans un système de ration totale.

Il était courant de constater la présence de toxines dans les ensilages, difficiles à contrôler même en ajoutant des antitoxines. « Dans les vingt ans qu’on a fait du foin, je n’ai jamais eu un foin sans poussière », indique Fritz Brauchi. Cette contamination à plusieurs niveaux affectait la santé du troupeau.

Une nouvelle orientation

Les silos commençaient à vieillir ainsi que le mélangeur. Ils devaient donc investir dans leur système d’entreposage fourrager dans les prochaines années. C’est alors que Fritz a trouvé sur Internet une méthode pour faire du foin sans moisissures. Un Autrichien présentait son système de séchage des fourrages permettant d’alimenter un troupeau de vaches laitières exclusivement au foin.

Fritz et Marianne ont profité d’un voyage en Suisse pour visiter l’entreprise en Autriche. Le directeur de la compagnie leur a fait visiter sept fermes laitières utilisant cette approche. Convaincu que cette orientation correspondait parfaitement à leurs objectifs, Fritz en parle à ses quatre garçons à son retour de voyage. « Au début, on était un peu sceptique », mentionne Thomas.

L’année suivante, Thomas accompagne son père en Autriche où ils visitent plusieurs fermes laitières utilisant ce système dont certaines avaient des âges de troupeau de six à sept ans. Il n’en fallait pas plus pour convaincre Thomas que c’était la voie à suivre pour leur entreprise.

Au début, ils voulaient acheter le système autrichien, mais plusieurs complications les ont empêchés d’aller plus loin dans cette direction. Ainsi, les moteurs du séchoir étaient conçus pour fonctionner avec la tension du courant électrique européen, bien différent du nôtre. De plus, les équipements devaient être installés uniquement par le personnel de la compagnie, augmentant considérablement les coûts et aucun service après-vente n’était disponible.

Les Brauchi ont eu vent qu’une compagnie de Victoriaville, Séchoir MEC inc., fabricant de séchoirs et déshumidificateurs à bois, voulait adapter leur système pour le séchage des fourrages.

Cet article d’Alain Fournier est disponible en entier dans l’édition de février 2014 du Bulletin des agriculteurs. Il est agrémenté de plusieurs photos.

AVIS AUX INTÉRESSÉS

Il y aura une journée INPACQ en salle et à la Ferme Brawer pour présenter cette nouvelle technologie, le mercredi 5 mars 2014. Pour plus d’information sur la programmation de la journée INPACQ Séchage des fourrages, cliquez ce lien.

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