Pâturage de résidus de maïs (suite)

Examinez les champs pour évaluer la quantité de grains disponibles, c’est-à-dire les grains au sol et les petits épis qui ont échappé à la moissonneuse-batteuse. S’il y en a beaucoup, il pourra être nécessaire de restreindre l’accès au champ afin que les vaches ne consomment pas trop de grains. On peut aussi installer des clôtures électriques temporaires pour diviser le champ ou limiter la période de pâturage à quelques heures par jour.

Les vaches auront tendance à manger d’abord les grains, puis les glumes et les feuilles et les tiges en dernier. Il est suggéré de limiter la superficie de pâturage afin que le niveau énergétique du régime alimentaire de la vache demeure uniforme au cours de la période de pâturage.

Après que les feuilles et les glumes auront été mangées, il faudra peut-être offrir aux vaches du foin de bonne qualité. Vérifiez s’il y a des traces visibles de grains dans les fèces. S’il n’y en a pas, il est temps d’offrir des suppléments. Une vache de 1 300 livres (600 kg) a besoin d’environ six livres (2,7 kg) de foin de bonne qualité pour satisfaire ses besoins en protéines à cette période de la gestation.

Les vaches doivent avoir accès à du sel et des minéraux en tout temps ainsi qu’à une source d’eau car elles boivent chacune environ 10 gallons (45 litres) d’eau par jour par temps frais. Lorsque la saison est plus avancée, les vaches peuvent s’abreuver en prenant de la neige si elle est fine et poudreuse.

L’état du sol a également son importance lorsqu’il est question de résidus dans les pâturages. Si le sol est détrempé, la surface risque de se compacter et de se durcir. Pour les systèmes de culture sans travail du sol, il est peut-être préférable d’attendre que la surface du sol soit gelée ou privilégier, pour le pâturage, les champs les plus secs et les moins argileux. Les dommages causés à la structure du sol seront partiellement corrigés par les épisodes de gel-dégel durant l’hiver. Les dommages printaniers auront des conséquences plus importantes sur la culture à venir.

La valeur alimentaire des tiges de maïs sera plus élevée à l’automne qu’à la fin de l’hiver ou au printemps. Il est plus avantageux d’envoyer les vaches consommer les tiges à l’automne et au début de l’hiver et de retirer les vaches du champ avant le début des dégels printaniers. Si le producteur gère le champ de résidus de maïs comme un pâturage (c’est-à-dire en surveillant la section en pâturage et en gardant les vaches à l’écart lorsque le sol est détrempé), il pourra à la fois obtenir le meilleur de ses récoltes et répondre aux besoins en alimentation de son troupeau.

Source : MAAARO

à propos de l'auteur

Articles récents de André Dumont

Commentaires