Quelques bémols concernant la charrue

Toutefois, la charrue peut aussi faire de sérieux dégâts en profondeur et même en surface. Les pointes bien affûtées entraînent les socs à s’enfoncer dans les sols très durs et parfois juste un peu trop humides. Ainsi, les couteaux tranchent une bande de terre qui sera retournée par les versoirs.

Cette découpe pour certains types de sols très vulnérables au tassement peut créer une semelle imperméable. La « plow pan », connue comme « la semelle de labour », limite l’action ascendante et descendante de l’eau. Dans les deux cas, les rendements s’en trouvent directement diminués. Pour cette raison majeure, plusieurs ont tourné le dos à la charrue. On l’accuse aussi de produire des faîtes et des raies de curage (sillons) indésirables.

Avec une charrue conventionnelle, il existe deux façons pour entamer un labour dans un champ : soit tourner vers le centre ou bien tourner à partir du centre. Dans les deux cas, un sillon de fermeture indésirable brisera le nivellement du champ. Les modèles réversibles ont su résoudre ce problème en partie, cependant l’opération du labour reste toujours délicate.

L’ouverture du champ entraîne souvent un faîte que même un opérateur d’expérience aura de la difficulté à camoufler. Évidemment, sous ce petit amoncellement de terre, aucun travail de restructuration n’a été fait. Pour réussir à obtenir des bandes de terres de même dimension, il faut maîtriser les ajustements sur l’appareil.

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