(Suite) Machinerie : louer ou acheter?

Éviter les pièges

Si on n’y prend garde, on peut tomber dans certains pièges quand on choisit la location. Par exemple, dans le cas des contrats de location prépayés. La plupart des agriculteurs pratiquent une comptabilité de trésorerie (ou de « caisse ») et ont ainsi l’habitude de déduire leurs dépenses à chaque exercice financier annuel.

Toutefois, s’ils paient dès le départ le coût entier de cette location de cinq ans, ils ne peuvent déduire la totalité de ce montant au cours de la première année. « Ils peuvent seulement déduire les deux premières années, le reste s’amortissant jusqu’à la fin de la période de location », précise Lance Stockbrugger.

Le rachat d’une location peut aussi constituer un revenu imposable, contrairement à ce qu’on pense. Par exemple, à la fin de la période de location, un agriculteur rachète pour 25 000 $ une machine qui vaut maintenant 45 000 $. En la revendant, il espère pouvoir déclarer à l’impôt la différence de 20 000 $ comme gain en capital. « Mais il ne s’agit pas d’un gain en capital : c’est plutôt un paiement de rachat de location et ces 20 000 $ seront simplement ajoutés aux revenus réguliers de la ferme », souligne Lance Stockbrugger.

Trop beau pour être vrai?

Lisez attentivement les passages en petits caractères et ne vous laissez pas éblouir par les offres qui semblent trop belles pour être vraies, que ce soit pour la location ou l’achat, ajoute Dan East. Tout comme pour n’importe quel contrat, il est crucial de comprendre les détails et les responsabilités stipulés pour la location ou l’achat », dit-il.

L’énoncé « 0 % d’intérêt », entre autres, peut prêter à confusion. Dans certains cas, le concessionnaire doit écouler un surplus d’inventaires et offre réellement un financement sans intérêt au client. « Mais parfois, même si le client ne paie aucuns frais d’intérêts, il paiera un prix de base auquel on aura ajouté ces intérêts, dit Dan East. Cette batteuse valant 400 000 $ coûtera en fait 420 000 $ », explique Dan East en ajoutant : « Cela ne fait pas de tort de demander à quelqu’un de confiance de réviser le contrat avec vous, comme votre comptable ou le conseiller de l’établissement prêteur. »

Ce texte est une traduction d’un article de la journaliste Angela Lovell, collaboratrice à la publication Grainews.

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