Compaction, sols lourds et semis direct

Roger Wenning, producteur de Greensburg en Indiana aux États-Unis, ne se laisse pas impressionner par les sols lourds et humides. Un bon système de drainage, le semis direct et les plantes de couvertures sont les trois points de régie lui permettant d’accroître ses rendements.

Voici la formule gagnante de Roger Wenning :

  • Un système de drainage adéquat pour éliminer les excès d’eau.
  • Un pH à 6.5.
  • Échantillonnage de sols par zones de production pour optimiser les fertilisants.
  • L’utilisation de plusieurs espèces de cultures de couvertures.
  • Semis direct ou strip till pour quelques années en transition vers le semis direct.

Au début des années 1990, Roger Wenning ne pouvait plus insérer une pelle à travers son sol argileux compacté en surface. Il utilisait une charrue ou un ripper pour travailler à une profondeur de 10-15 cm (4-6 po) afin d’ameublir le sol. Le sol se referme aussitôt la saison suivante. « Combattre la compaction avec de la machinerie créait encore plus de compaction », rapporte le producteur. Il a essayé le semis direct et n’a pas obtenu de bons rendements. Il a alors acheté une draineuse et ajouté des drains pour réduire l’espacement à 13 m (42 pi) au lieu de 30 m (100 pi). Ayant éliminé les surplus d’eau, les rendements en semis direct ont atteint le niveau des champs travaillés. Mais la couche compactée en surface était toujours là. Il a utilisé le strip till pendant quelques années pour mieux positionner les fertilisants nécessaires dans les champs ayant une fertilité plus faible et les plantes de couvertures pour régénérer la biologie du sol. « Je crois que dans les trois à cinq ans de transition entre le travail conventionnel (pleine surface) et le semis direct, le strip till peut être avantageux », précise le producteur. Par contre, dans certains sols plus légers ou ayant un pourcentage élevé de matière organique, la transition par le strip till n’est peut-être pas nécessaire. En 2002, Roger Wenning avait 100 % de ses superficies en soya et maïs en semis direct avec des cultures de couvertures.

« Le ray-grass annuel est l’espèce la plus adaptée pour mes sols lourds depuis 20 ans », précise le producteur. Maintenant, il ajoute du trèfle crimson pour son apport en azote et du radis au lieu de la moutarde. « La croissance horizontale de l’entreprise par l’achat de terres supplémentaires n’est pas très rentable pour moi. Je préfère une croissance verticale par l’amélioration du sol. Nous pouvons obtenir ainsi des rendements supérieurs », conclut le producteur.

Source : Corn and Soybean Digest

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