Prêts pas prêts…

*On se souvient tous de cette phrase magique des gamins qui jouent à cache-cache. Prêts pas prêts j’y vais ! Mais ici, vu l’importance primordiale de récolter le maximum de nutriments dans les fourrages, on ne peut pas simplement  se fier à sa bonne étoile pour trouver le «bon» moment pour y aller.

En premier lieu, il faut connaître la composition de ses champs (plus facile à dire qu’à faire) en allant dans les champs. Entre la composition prévue dans le sac de semences et la réalité du terrain, il y a parfois tout un monde de différences :  âge du peuplement, qualité de l’implantation etc. Il faut aussi évaluer la maturité des espèces présentes.

Ensuite, on s’assure que la machinerie et le personnel seront parés et disponibles au moment opportun. Ici,on parle de l’efficacité du chantier de récolte.

On s’assure aussi que nos structures d’entreposage soient prêtes et que la récolte réponde aux exigences de ces structures. C’est le temps de se projeter un peu plus loin dans l’avenir et d’évaluer ses besoins.

On décide aussi de ses objectifs en ce qui a trait à la quantité et la qualité recherchées. Est-ce que je récolte plus tôt pour une qualité optimale ou je retarde un peu pour obtenir plus de volume ? Qu’en est-il de la pérennité de mon peuplement ? Quels sont mes besoins à court terme ? Suis-je prêt à récolter ? Dans quel ordre dois-je procéder pour tirer le meilleur de chaque champ ? Heureusement,  de nouvelles variétés de semences offrent maintenant une certaine flexibilité quant à la fenêtre de récolte et cela, sans sacrifier la qualité.

Et finalement, on se base sur quoi pour savoir si on peut y aller ? Les bonnes vieilles habitudes se trouvent bouleversées par les changements climatiques. Un outil de plus en plus utilisé et fiable vous est offert par Agrométéo du Québec.

On y préconise l’utilisation des degrés-jours, un outil complémentaire et un signal d’alerte de l’état d’avancement de la maturité des prairies. Vous pouvez aussi y consulter des informations sur l’indice d’assèchement, l’état des températures et des précipitations. Par contre, il ne faut jamais oublier que la pluviométrie et la photopériode ont un impact sur la croissance des plantes. Une visite au champ s’impose (il faut descendre du pickup!). On s’adapte à la réalité du champ, quitte à râler un peu. Votre expérience et celle de votre conseiller sont vos meilleurs atouts. D’autres méthodes existent mais elles demandent un peu plus de «doigté». Agrométéo nous offre de l’objectivité en ces temps de températures incertaines.

Bonne récolte.

*Texte réalisé en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères. Les propos exprimés dans le texte relèvent toutefois de l’auteur et n’engagent pas le CQPF.

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