La pire récolte en France depuis des décennies

Le cabinet Offre et Demande Agricole a revu de nouveau à la baisse les prévisions pour les prochaines récoltes françaises de blé pour les situer à moins de 30 millions de livres en 2016, ce qui représente un recul de 25% par rapport à la récolte de 2015. Les prévisions initiales tablaient sur un résultat de 32 millions au début de juillet, contre 37 millions pour le ministère de l’Agriculture à pareille date.

Il s’agirait des pires récoltes depuis celles de 1976, année marquée par une des pires sécheresses du pays. Cette fois, c’est le phénomène contraire qui est en cause car ce sont plutôt les pluies diluviennes du printemps qui sont responsables de ces prévisions. Des régions ont reçu en trois semaines ce qu’elles reçoivent en six mois de pluie.

Le début de la saison a été accompagné de températures froides qui ont retardé la croissance des cultures. L’été pluvieux qui a suivi a causé des épidémies de fusariose et d’insectes ravageurs. Les grains sont restés chétifs et sont jugés de qualité médiocre. Certains champs seraient impraticables pour le passage des moissonneuses-batteuses puisque les sols seraient encore détrempés.

Les agriculteurs français ne sont pas au bout de leur peine puisque plusieurs pays annoncent de bonnes récoltes, comme c’est le cas en Russie et aux États-Unis. Avec des réserves mondiales bien garnies, les prix sur les marchés financiers ont chuté à leur niveau le plus bas depuis dix ans.

Les producteurs de céréales français ne sont pas les seuls à plaindre puisque toutes les cultures ont été affectées, comme dans le cas de la culture en serre ou celles des légumes. Des réductions de rendement de l’ordre de 30% sont prévues. Certains champs pourraient être reconnus « calamité agricole ».

Sources: Les Échos, Boursorama

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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