Le Québec en déficit de 50% des précipitations habituelles

Le Québec en déficit de 50% des précipitations habituelles

L'adage populaire anglais dit "Rain makes grain" (la pluie produit des grains), sauf que pour l'instant, la pluie et les rendements attendus s'amenuisent en raison des précipitations qui se font attendre. Statistique Canada a confirmé dans un récent rapport ce que tout le monde constate depuis plusieurs semaines, le déficit d'eau est réel et important au Québec. Des précipitations inférieures à la normale ont contribué aux déficits hydriques du sol dans les régions du sud de l'Ontario et du Québec. Ces régions ont souvent enregistré des précipitations correspondant à moins de 50 % des précipitations normalement attendues en avril et en mai, indique l'organisme fédéral.

Des déficits hydriques du sol ont été observés de Toronto (Ontario) à Sherbrooke (Québec). L'état des cultures était nettement meilleur dans les parties nord des régions agricoles de l'Ontario et du Québec.

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Source: Statistique Canada

Le Québec et l'Ontario ne sont pas seuls à connaître une situation difficile. L'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et la Colombie-Britannique affichaient aussi un niveau d'humidité du sol inférieur à la normale et des pluies seront nécessaires pour assurer la croissance des récoltes.

Une partie du sud de l'Alberta et les Maritimes s'en tirent le mieux pour le moment. L'état des cultures était considéré supérieur à la normale. L'état des pâturages en Alberta était également vu comme étant satisfaisant, une bonne nouvelle dans le contexte de pénurie de fourrages.

Une situation similaire aux États-Unis

Le département américain de l'Agriculture (USDA) aux États-Unis a également fait un bilan des impacts de la sécheresse qui sévit dans la partie ouest et est du pays. Dans la dernière semaine, les effets se sont creusés sur l'état des principales cultures américaines. En date du 8 juin, le constat sur l'aggravation de la sécheresse par culture était le suivant :

-maïs 35% (+11%)

-soya 31% (+8%)

-blé d'hiver 27% (0%)

-blé de printemps 84% (+5%)

Voici en cartes les endroits les plus affectés, selon le USDA.

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à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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