Les plus importants stocks de maïs en 30 ans

Le Conseil international des grains(CIG) a mis à jour ses prévisions de production des principales céréales pour la saison 2020-2021. Pour certaines d’entre-elles, les changements ne sont pas majeurs face aux perturbations causée par la pandémie. Dans d’autres cas, comme dans celui du maïs, il faut s’attendre à des conséquences plus importantes.

Malgré un rebond prévu des exportations et une demande intérieure anticipée plus ferme, les stocks de fin de saison du maïs américain en 2020/21 pourraient être les plus importants en plus de trois décennies et le rapport stock / utilisation potentiellement le plus élevé en quinze ans.

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La consommation de maïs pourrait baisser en 2019/20.  Selon le CIG, la baisse de la demande industrielle ne serait que partiellement compensée par une augmentation de la consommation d’aliments et de denrées alimentaires. L’utilisation mondiale en 2020/21 devrait provisoirement augmenter de 2% sur une base annuelle, tirée par un rebond de la transformation industrielle.

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Alors que la superficie mondiale de maïs devrait augmenter de 1% pour atteindre un niveau supérieur à la moyenne, les rendements  pourraient augmenter la production mondiale de maïs de 4% sur une base annuelle en 2020/21. Ce niveau serait un nouveau sommet, grâce à des gains de production aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

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En 2020/21, la production de blé devrait augmenter pour une deuxième année consécutive, atteignant un nouveau sommet. Les augmentations annualisée en Australie, en Inde et en Russie devraient plus que compenser les réductions dans l’UE, l’Ukraine, les États-Unis et l’Afrique du Nord.

La consommation de blé devrait se situer à un nouveau sommet, liée à une croissance pour l’alimentation. D’autre part, les aliments pour animaux diminuerait en raison de la concurrence d’aliments alternatifs, en particulier le maïs.

Pour le soya, les stocks de fin de saison pourraient augmenter légèrement en 2020/21, mais une nouvelle baisse des réserves aux États-Unis pourrait voir les stocks des principaux exportateurs rester serrés, à un creux de trois ans.

 


à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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