Maïs et soya ont soif!

En Montérégie, le maïs et le soya étaient « à la limite » de souffrir d’un manque d’eau quand la pluie de mercredi est venue en quelque sorte sauver la donne. « La combinaison des semis en sol froid cette année et le temps récent sec fait qu’il y une plus faible population de soya dans certains secteurs de la Montérégie », dit Miguel Provost, agronome, Prograin.  Le temps sec aurait aussi atténué voire annulé l’effet des arrosages d’herbicides. Le Centre du Québec, selon lui, s’en tire mieux.

La culture de maïs, elle, serait plus affectée dans certaines régions de la Montérégie. « Le maïs qui a été semé de la fin avril aux deux premières semaines de mai s’en sort mieux que le grain semé plus tard », dit Sylvain Payant, agronome, Dupont Pioneer. Celui-ci rappelle que si les conditions climatiques influencent l’état des cultures, le type et la condition du sol jouent aussi un rôle prépondérant. Mais il était grand temps d’avoir un coup de pluie.

Miguel Provost et Sylvain Payant s’accordent pour dire que cette année 2016 était idéale pour faire une première récolte de foin de première qualité.

 

à propos de l'auteur

Journaliste, photographe et agroéconomiste

Nicolas Mesly

Nicolas Mesly est agroéconomiste, journaliste et photographe spécialisé dans les enjeux agroalimentaires. Il couvre les grandes cultures pour Le Bulletin des agriculteurs.

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