Qualité de l’eau pour pulvérisations

Parce que sa qualité affecte l’efficacité des herbicides, il est important de tester l’eau utilisée lors des pulvérisations. Le contenu en minéraux et le pH sont les deux caractéristiques les plus importantes surtout pour les applications d’herbicides en postlevée.

Le glyphosate (Roundup), le nicosulfuron (Accent) et le saflufenacil (Eragon) sont les produits étudiés par Bill Johnson, spécialiste des mauvaises herbes à l’Université Purdue.

Pour le saflufenacil, un pH faible (pH ± 4) rend le produit moins soluble. Par contre, un pH élevé (pH ± 9) décompose les molécules de la matière active. Un pH neutre entre 6 et 7 est souhaité. Les minéraux contenus dans l’eau dure peuvent quant à eux se fixer aux molécules d’herbicides. Il devient ainsi plus difficile pour les plantes d’absorber le produit.

Les deux caractéristiques sont liées entre elles. Selon la source, l’eau peut contenir plus de fer, causant ainsi un pH plus faible. D’un autre côté, un pH élevé peut être causé par contenu élevé en sodium.

Avec l’utilisation plus fréquente des applications à forfait, l’approvisionnement en eau provient de plusieurs sources. Il faudra s’assurer de la qualité de l’eau aux différents points de ravitaillement.

Des kits pour mesurer la dureté et le pH de l’eau sont disponibles. Selon le résultat, on peut ajouter des produits pour neutraliser la bouillie. Le sulfate d’ammonium est couramment utilisé pour cette raison.

De plus, l’auteur rappelle qu’avant de mélanger des herbicides, fongicides, insecticides ou engrais foliaires, il faut connaître leur comportement chimique. Par exemple, l’ajout d’un engrais foliaire à un herbicide peut changer le pH de la solution et affecter l’efficacité du désherbage. Il faut bien s’informer et bien lire les étiquettes pour éviter les mauvaises surprises.

Source : www.agriculture.purdue.edu

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