Séchage du maïs au champ = perte de rendement?

Une perte de rendement peut survenir après l’atteinte du point noir ou de maturité physiologique du grain

Séchage du maïs au champ = perte de rendement?

Chaque saison, on se pose la question s’il vaut mieux récolter le maïs le plus tôt possible, mais avoir des coûts de séchage plus élevés, ou attendre que la nature fasse son œuvre et laisser le maïs sécher au champ. Missy Bauer, spécialliste pour le Farm Journal, a partagé des données sur le sujet lors d’un récent webinaire.

Une perte de rendement peut survenir après l’atteinte du point noir ou de maturité physiologique du grain. « Même si le grain est mûr et que les échanges avec le reste de la plante sont terminés, le grain est toujours vivant », explique Missy Bauer. À ce stade, le grain a une teneur en eau d’environ 35 % et 73 % d’amidon. « Son métabolisme est toujours actif et sa respiration peut causer une perte de poids », ajoute Missy Bauer.   Nommée perte fantôme, elle est encore plus importante si les épis subissent plusieurs cycles de pluie / soleil. 

Des données de l’Université Purdue rapportaient des baisses de rendement de 1% pour chaque baisse d’un point d’humidité. Mais elles datent de plusieurs années et le potentiel de rendement des hybrides plus récents est plus élevé. De plus, la grosseur des grains est un autre facteur à considérer. « S’il fallait environ 90 000 grains pour un boisseau de maïs, les hybrides aujourd’hui comble le même volume avec 70 000 grains environ », précise la spécialiste. La profondeur du grain explique en partie l’augmentation de rendement des nouveaux hybrides. Le tableau ci-dessous résume les résultats obtenus dans ses essais en 2020 et 2019.

On remarque une différence de 980 kg/ha entre les deux dates de récolte dans le même champ avec le même hybride en 2020. La perte au champ lors du battage a été mesurée et il n’y avait pas de différence entre les deux dates de récolte. L’augmentation de rendement ne représente que la moitié de l’équation.  Il faut considérer les coûts plus élevés de séchage. Tout dépend de la situation de chaque producteur (gaz naturel, gaz propane, séchage à forfait…) Mais tous les scénarios étaient rentables à différents niveaux, selon la spécialiste.   

Source : Ontario Farmer

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