Trois façons dont les cultures de couverture réduisent les besoins en fertilisants

Selon les observations, les cultures de couverture améliorent l’efficacité des engrais

Sans être une solution miracle, les essais des dernières années démontrent que les cultures de couverture ont un impact positifs à plusieurs points de vue et en valent l’investissement.

Si l’accent est souvent mis sur une augmentation des rendements, un des autres volets positifs est la réduction des coûts des intrants, tels que les fertilisants. Comprendre les interactions et  les dynamiques en jeu est un exercice complexe. Cela dépend de l’histoire du champ, de son indice de santé, des rotations et du niveau de diversité biologique qu’il a été possible de maintenant dans le champ.Mais de manière générale, il est possible d’épargner grâce à l’utilisation des cultures de couverture.

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  1. Épargner sur les nutriments

En général, un sol possède des nutriments résiduels dans les 24 premiers pouces, tels que l’azote.

Lorsque le sol est à nu et que rien ne pousse dessus, l’azote prêt à être utilisé aura tendance à partir, s’échappant par lessivage dans les eaux souterraines et les eaux de ruissellement. Cependant, de nombreuses plantes peuvent exploiter cet azote et le transformer en biomasse qui peut le libérer plus efficacement lorsqu’on a besoin.

Les radis, le seigle fourrager et l’avoine captent particulièrement bien l’azote sur lequel on a misé pour être libéré pour la récolte de l’année prochaine. Le moment de la dissémination dépend de la maturité de la culture de couverture lorsqu’elle est achevée ou détruite pour l’hiver.

  1. L’ajout de nutriments

D’autres cultures, notamment les légumineuses telles que la vesce velue, le trèfle pourpre et les pois d’hiver, apportent leur propre azote dans le sol.

Avoir le bon mélange et la bonne séquence de cultures de couverture avant la culture principale peut nettement avantager quant cet azote est nécessaire pour la plante, un avantage qui selon les experts peut facilement compenser le coût des cultures de couverture. Dans des conditions idéales, une bonne légumineuse peut fournir plus de 100 livres d’azote.

Même si le prix de l’azote est jugé raisonnables à l’heure actuelle, il devrait augmenter dans l’avenir, ce qui rendra l’apport des légumineuses encore plus important.

  1. L’effet sur la biologie

Bien que les interactions dans le champ ne soient pas toutes comprises, elles sont néanmoins efficaces et bénéfiques.

Le sol semble apprécier quand beaucoup de plantes différentes sont cultivées. Cette diversité engendre des synergies et des avantages qui sont encore difficiles à cerner. Sur une ferme qui a expérimenté le zéro azote pendant quatre ans, les cultures de couvertures ont toutefois permis d’augmenter de 25% les rendements.

Bien que le retrait total d’azote ne soit pas recommandé, les cultures de couverture améliorent l’efficacité des engrais et font sorte de diminuer les besoins d’engrais. Il faut toutefois user d’observation, gérer de manière judicieuse et faire des essais afin comprendre ce qui fonctionne le mieux dans ses champs.

Source: American Agriculturist

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