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Un meilleur rendement avec le seigle hybride

Quinze à trente pour cent de rendement de plus que les variétés conventionnelles: c’est l’écart qu’a mesuré l’agronome Yvan Faucher, du MAPAQ-Montérégie Est, lors d’essais en champ réalisés cette année avec des hybrides de seigle d’automne. Les seigles hybrides qui commencent à apparaître sur le marché semblent nettement plus performantes que les variétés de seigle conventionnelles.

Faucher et ses partenaires ont réalisé leurs essais à deux endroits. À Richelieu, la variété de seigle conventionnelle Danko a produit 6,4 tonnes à l’hectare (à 14% d’humidité) alors que l’hybride Brassetto a livré 7,7 t/ha et l’hybride Bono 7,6 t/ha. Au site de Saint-Césaire, la variété Danko a donné 6,4 t/ha contre 8,0 t/ha pour l’hybride Bono. «Ces résultats ont été obtenus sans faire appel à une régie intensive, souligne M. Faucher. Dans le cas du site de Richelieu, un apport de lisier à l’automne a été suffisant et on n’a utilisé ni herbicide, ni fongicide.»

Le seigle hybride se sème à la moitié du taux pratiqué avec le seigle conventionnel. «Les hybrides tallent beaucoup et on se retrouve au final avec le même nombre d’épis au mètre carré qu’avec un seigle conventionnel, explique l’agronome. Par contre, les épis des hybrides sont plus longs et possèdent plus de grains, ce qui explique le rendement supérieur des hybrides. Par ailleurs, leur tige est plus courte.»

«Il est indéniable que le seigle hybride d’automne possède un potentiel très intéressant, conclut M. Faucher. Il semble bien adapté à notre climat et il dispose d’une survie à l’hiver supérieure à celle du blé d’automne. On n’a pas finit d’en entendre parler.»

à propos de l'auteur

Journaliste

André Piette est un journaliste indépendant spécialisé en agriculture et en agroalimentaire.

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