Augmentation du quota laitier de 1%

Les consommateurs sont toujours fidèles aux produits laitiers

La crise de l’utilisation de sous-produits de l’huile de palme dans l’alimentation des vaches laitières n’a pas effrité l’engouement des consommateurs pour les produits laitiers. Les Producteurs de lait du Québec accordent depuis le 1er avril une augmentation de quota de 1%.

En deuxième matinée du Rendez-vous laitier de l’AQINAC le 31 mars 2021, le président des Producteurs de lait du Québec, Daniel Gobeil, a expliqué que ce niveau annoncé la semaine précédente aux producteurs est « confortable » et « réalisable ».

« Le début de la pandémie a amené un défi, mais par la suite, une très grande fidélité de la part des consommateurs face à nos produits », a-t-il dit lors de l’événement virtuel. De telle sorte qu’il y a eu une augmentation au détail de 6,3% pour le lait, 13% pour la crème, 12% pour le fromage, 14% pour le beurre et 2,4% pour le yogourt. Il faut toutefois souligner qu’il s’en est consomme beaucoup moins en dehors des maisons. L’année 2020 s’est soldée avec un peu plus d’un demi pourcent d’augmentation. « En pandémie, je crois, on peut quand même saluer cette croissance », dit Daniel Gobeil. Malgré des stocks relativement bas, les Producteurs de lait ont voulu être prudents en raison des produits internationaux qui devraient entrer prochainement sur les marchés en lien avec les récents accords internationaux.

Huile de palme

À propos du dossier sur l’utilisation des sous-produits d’huile de palme, Daniel Gobeil avoue que ça n’a pas été un dossier facile. « On garde le cap sur notre mission », dit-il.

« La mission de l'organisation Les Producteurs de lait du Québec est de rassembler les producteurs de lait du Québec par son leadership dans la mise en marché d'un lait de grande qualité, répondant aux attentes de la société, et assurer le développement durable des fermes laitières. »

Il explique que c’est pour respecter cette mission que la décision de demander aux producteurs laitiers de cesser l’utilisation des sous-produits d’huile de palme a été prise.

Il explique qu’il a été demandé au groupe d’experts de remettre son rapport rapidement. Il s’attend à ce que ce soit au début de l’automne. « On ne reculera pas face à cet enjeu-là et c’est important d’avancer tous ensemble », dit-il.

Il explique que même si la décision est d’arrêter les sous-produits d’huile de palme pour les producteurs du Québec, il faut trouver des alternatives. En ce sens, il a été demandé à l’AQINAC de répertorier les différents types de produits utilisés sur les fermes. « C’est sûr qu’un produit qui vise seulement à augmenter la matière grasse est plus sous la loupe », dit-il. Sauf qu’il faut pouvoir répondes aux besoins des vaches.

Au niveau environnemental, il explique qu’il est important de prendre le temps de bien faire les choses parce que c’est un sujet sur lequel le consommateur pose beaucoup de questions. « On prend ça très au sérieux », dit-il.

Comment contrôler son utilisation? Il explique qu’éventuellement, il sera possible de payer les producteurs laitiers en tenant compte de tests d’acides gras de novo dans le lait. « Mais on n’est pas là aujourd’hui », dit-il. Selon lui, le dossier de l’huile de palme apporte d’autres munitions aux demandes que font les producteurs de laits pour que soient appliqués les principes de réciprocités sur les exigences demandées aux producteurs laitiers du Canada.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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