Bon bilan socioenvironnemental pour la production laitière

Selon une étude effectuée par le Groupe AGÉCO et Quantis, et financée par la Grappe de recherche laitière, le Canada performe bien en terme d’analyse du cycle de vie environnemental et socioéconomique.

L’empreinte carbone par kilogramme de lait corrigé pour sa teneur en gras et en protéine de 1,01 kg CO2e est excellente à l’échelle internationale. Elle figure en haut du palmarès, près de la Nouvelle-Zélande, la France et la Suède. Sur l’échelle canadienne, c’est moins de 2 % de l’empreinte carbone totale.

En terme hydrique, l’industrie laitière canadienne se positionne bien avec une consommation en eau moyenne de 20 litres par kilogramme de lait produit. À ce niveau, c’est l’irrigation nécessaire pour les cultures qui fait toute la différence. Par exemple, la Chine et l’Inde ont respectivement une consommation de 132 et 148 litres/kg de lait. La France fait mieux que le Canada avec 17 litres.

Sur le plan socioéconomique, l’analyse de cycle de vie démontre que les entreprises laitières canadiennes ont un comportement particulièrement engagé en matière de pratiques agroenvironnementales, que ce soit en matière de protection des sources d’eau sur leurs terres, de l’entreposage du fumier ou encore de la protection des sols. Il y a cependant certains points à améliorer comme certains points relatifs aux relations de travail et un plus grand intérêt face aux risques sociaux associés aux fournisseurs en amont.

Profil de l’industrie laitière canadienne

Empreinte Par kilo de lait Pour la production canadienne
Carbone 1,01 kg CO2e Moins de 2 % de l’empreinte carbone au Canada
Eau 20 l consommée Moins de 1 % de la consommation d’eau au Canada
Terres 1,7 m2 2 % de la superficie agricole au Canada

Source : Symposium sur les bovins laitiers 2013

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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