La situation s’améliore lentement pour le secteur porcin

David Duval, président des Éleveurs de porcs du Québec, a livré vendredi par Facebook Live un bilan de la situation au Québec quant à l’abattage des porcs.

Durant la semaine du 13 avril, 112 98 porcs ont été traités selon un calcul de quatre jours et ce chiffre a grimpé à 140 600 d’après un calcul fait sur une période de cinq jours. M.Duval a indiqué que le chiffre pour la semaine terminée le 24 avril était de 149 500 porcs. Il anticipe pour cette semaine que 157 350 porcs seront acheminés dans les abattoirs.

Malgré l’amélioration, 95 000 porcs étaient toujours en attente au Québec. Ce délai s’est reflété sur le poids d’abattage. De 110,5 il y a deux semaines, le poids du porc Qualité Québec est passé à 111,1 la  semaine dernière. Le scénario était le même pour le porc Olymel + dont le poids des porcs était de 114,5 durant la semaine du 13 avril et à 115,5 la semaine dernière.

Le message du président envers les éleveurs est de continuer à bien choisir les porcs, d’autant plus que la capacité d’abattage semble se stabiliser. « Plus jamais, on l’espère, plus jamais un abattoir ne fermera comme ça ».

David Duval  dit également croire que la capacité d’abattage atteindra 95% de sa capacité totale d’ici deux semaines. Le rythme reprend d’ailleurs à l’usine de Yamachiche. Le nombre de porcs est passé il y a deux semaines de 4000 à 17 000 la semaine passée. En temps normal, 28 000 porcs sont traités à l’usine.

Des mesures ont également été mises en place pour assurer le fonctionnement et la sécurité aux abattoirs. Un protocole a été adopté  afin de pouvoir accepter des travailleurs d’une région à l’autre pour les usines de Ange-Gardien, St-Esprit. Le même processus sera éventuellement adopté à Yamachiche. Un autre protocole, cette fois-ci au niveau de la formation, a été donné pour les travailleurs.

Face à l’engorgement dans la chaîne de production, plusieurs solutions avaient été envisagées. Une de ces dernières était l’envoi de porcs vers d’autres abattoirs. Plusieurs d’entre eux ont démontré de l’intérêt à donner un coup main.

Le président souligne toutefois que la situation demeure fragile. Les éleveurs se montrent inquiets face aux chaleurs d’été qui se manifesteront bientôt. Le poids plus élevé est une autre source d’inquiétude. Pour parer à toute éventualité, le secteur se prépare à devoir utiliser l’abattage humanitaire.

La situation américaine

Dans les derniers jours, les fermetures d’abattoirs se sont multipliées aux États-Unis. La capacité d’abattage a diminué de 60 000 porcs par jour. « Ça crée une pression », a avancé M.Duval, en plus d’avoir un impact sur les prix.

Le président des Éleveurs de porcs du Québec a terminé sa présentation par ses remerciements du jour qui ont été adressés aux travailleurs dans les usines. Ils sont «la clé», a t-il conclu.

 

à propos de l'auteur

,

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires