Le prix de la viande est appelé à descendre

Dennis Smith et Steve Meyer.

Dennis Smith et Steve Meyer.

Meunerie, producteur de porcs et important acheteur en grains en Chaudière-Appalaches, l’entreprise Bernard Breton de Saint-Narcisse-de-Beaurivage a, encore une fois cette année, fait appel à ses conseillers de Chicago et de l’Iowa pour venir discuter avec ses clients des marchés actuels lors de la journée Au cœur de l’information agricole tenue le 4 avril dernier.

Dennis Smith œuvre comme courtier chez ADM Financial Services de Chicago spécialisé dans les grains et le bétail. Steve Meyer est vice-président analyse porcine chez EMI Analytics. Il est basé en Iowa. Voici un compte-rendu de leurs propos sur le marché américains

Dennis Smith :

  • Les stocks de grains continuent de monter.
  • La production de maïs continue de grimper. « Nous sommes vraiment en train de produire beaucoup de maïs aux États-Unis. »
  • Il en résulte un baisse de prix.
  • La production d’éthanol augmente, mais c’est un marché mature.
  • La reprise de l’économie américaine amène les gens à dépenser davantage. La consommation de viande est à la hausse.
  • La production mondiale de maïs est très élevée. Les Chinois diminuent leurs stocks tout en voulant augmenter leur production de viande. Ils sont très à l’aise avec les stocks actuels.
  • La production et les stocks de soya sont élevés, mais les exportations sont à la baisse.
  • Une explication à cela : les stocks mondiaux sont très élevés. « Nous n’avons d’indication comme quoi le Brésil diminuera sa production. »
  • Son conseil : « Il ne faut pas s’inquiéter de ce qu’on ne contrôle pas. » La météo en fait partie.

Steve Meyer :

  • L’hiver a été clément pour la diarrhée épidémique porcine. Il en résulte beaucoup de porcs à abattre.
  • Les prix du porc devraient baisser.
  • L’économie américaine va bien, mais la croissance de la demande commence à diminuer.
  • La reconstruction du cheptel bovin est en croissance rapide et importante.
  • Le prix de la viande en général s’en resent sous forme de baisse.
  • Donc, les Américains consomment plus de viande, mais il y a aussi beaucoup de viandes disponibles. En même temps des projets d’abattoirs sont en cours au sud de la frontière.

Et chez nous?

Renald Mercier

Renald Mercier

« Notre prix est basé sur le prix de référence américain, mais le taux de change a une influence énorme sur notre rentabilité », a expliqué le directeur de la production porcine chez Shur-Gain, Renald Mercier. La meunerie Bernard Breton inc. est affiliée à la bannière Shur-Gain.

La chute du dollar canadien a un impact négatif sur le prix des grains. Donc, le coût d’alimentation est désavantagé comparativement au sud de la frontière. Avec la diminution du coût des grains, il en résulte un coût d’alimentation stable. Par contre, la chute du dollar a un effet positif sur le prix du porc. Donc, au final, les producteurs s’en tirent assez bien. C’est la modification récente au régime de l’ASRA qui fait mal.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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