Les Éleveurs de porcs pressent Olymel de présenter un plan

DuBreton repart et les employés d'Exceldor de Saint-Anselme sont en grève

Quelque 250 employés en grève et  des sympathisants ont manifesté à Vallée-Jonction le lundi 24 mai 2021.

Alors que les quelque 1050 employés de l’abattoir Olymel de Vallée-Jonction sont en grève générale illimitée depuis le 28 avril dernier, les Éleveurs de porcs du Québec demandent à Olymel de présenter un plan pour l’été.

C’est que depuis le début de la grève, le nombre de porcs était en augmentation constante pour se stabiliser lors du dernier décompte de vendredi dernier à 73 776. L’automne dernier et jusqu’après la période des fêtes le nombre de porcs en attente avait atteint des seuils inquiétants avant de redescendre. Alors que le nombre était monté à 143 179 porcs le 22 janvier 2021, il était revenu à 26 160 porcs le vendredi 23 avril, ce qui augurait bien pour les Éleveurs de porcs.

En entrevue, le responsable des relations avec les médias, Frédéric Labelle, explique les Éleveurs de porcs reconnaissent l’effort déployé par Olymel. « On salue ça, mais on veut un plan pour l’été parce que la saison chaude arrive », dit-il. C’est donc une question de bien-être animal.

Manifestation et négociations.

Alors qu’une nouvelle rencontre de négociation entre Olymel et le syndicat est prévue ce mercredi 26 mai, 250 employés en grève ont défilé dans les rues de Vallée-Jonction lundi dernier, journée fériée.

Les négociations achoppent principalement sur des questions salariales qui, selon le syndicat, seraient responsable d’un problème récurrent de rétention de la main d’œuvre.

DuBreton de retour au travail

Pendant ce temps, l’abattoir DuBreton à Rivière-du-Loup a pu rouvrir ses portes le lundi 24 mai après un arrêt de 10 jours suite à une éclosion de COVID-19.

Grève chez Exceldor

De leur côté, les quelque 600 employés d’Exceldor de Saint-Anselme ont refusé l’offre salariale de la coopérative et ont voté pour une grève générale le dimanche 23 mai dernier.

L'usine abat 1 million de poulets par semaine. L'arrêt des activités d'abattage compromet la chaîne de distribution. Si la grève perdure, la coopérative déplore que des centaines de milliers d'oiseaux seraient euthanasiés à la ferme, puis dirigés dans un site d'équarrissage, ce qui représenterait un important gaspillage alimentaire.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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