Mylène Bégin, championne du bien-être animal!

La jeune productrice laitière est un exemple à suivre

Pour son couvert bien-être animal de septembre 2019, Le Bulletin des agriculteurs a choisi de présenter à ses lecteurs la jeune productrice laitière Mylène Bégin, de la ferme Princy, en Abitibi. Le choix s’est fait bien avant toute l’attention médiatique qui s’est faite autour de sa présence sur les réseaux sociaux. En fait, la ferme nous a été référée comme un exemple à suivre en matière de bien-être animal par les intervenants de Lactanet.

L’entreprise suit la tendance actuelle de vouloir offrir plus de confort aux animaux et d’accorder une grande importance à l’élevage des génisses laitières.

Des attaques par des militants

Lors de l’entrevue à la ferme, Mylène nous a raconté avoir ouvert un compte Instagram dans le but de démystifier les pratiques à la ferme, parce que les consommateurs n’ont souvent plus l’occasion de visiter une ferme ou d’échanger avec des producteurs laitiers. Elle y présente des photos et des vidéos de son quotidien, en français et en anglais.

En début d’été, lors de notre visite à la ferme, Mylène avait déjà 10 000 abonnés sur son compte Instagram. Elle en est rendue à quelque 16 000. C’est que plusieurs reportages ont été diffusés dans les médias généralistes cet été, d’abord pour présenter une jeune agricultrice qui veut démystifier son métier, mais ensuite pour dénoncer l’intimidation dont les agriculteurs sont victimes sur les réseaux sociaux.

C’est que ce ne sont pas seulement des consommateurs qui se sont abonnés à son compte Instagram. Il y a aussi des militants végan. Et leurs propos sont loin d’être élogieux, la qualifiant de « psychopathe » ou de « violeuse ».

Pourtant, Mylène Bégin est loin d’être une psychopathe. Elle prend soin de chacun de ses animaux. Sur la ferme, elle raconte comment elle a eu le cœur brisé lorsque la vache Stepido Super Girl Shottle s’est blessée. Elle a fait deux heures pour aller chercher une remorque pour pouvoir amener sa vache à l’hôpital vétérinaire de Saint-Hyacinthe à huit heures de route de la ferme, pour finalement se faire dire qu’il n’y avait rien à faire. Pour elle, cette vache représentait l’avenir de la génétique de son troupeau.

L’article de septembre du Bulletin des agriculteurs n’est ni sur les réseaux sociaux, ni sur l’intimidation, mais il a pour but de présenter aux producteurs agricoles une entreprise qui prend soin de ses animaux. Un exemple à suivre en matière de bien-être animal.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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