Pâturage de résidus de maïs

Dès la récolte de maïs-grain terminée, un champ de maïs peut se transformer avantageusement en pâturage, afin d’en retirer un maximum de la valeur alimentaire. Jack Kyle, spécialiste de l’élevage d’animaux sur pâturages au ministère de l’Agriculture de l’Ontario (MAAARO), nous présente cette technique.

Les résidus de maïs représentent une source d’alimentation économique pour les vaches de boucherie qui en sont à la moitié de leur période de gestation. Dans un champ de maïs, l’énergie se situe à demi dans le grain et à demi dans la tige et les feuilles. Après la récolte, environ la moitié de l’énergie alimentaire demeure donc dans le champ. De plus, les vaches aiment à récupérer les grains et les petits épis qui ont échappé à la moissonneuse-batteuse.

On calcule que généralement, une acre de champ fournit de la pâture à une vache pour une période d’un à deux mois (50 vaches sur 50 acres pendant un à deux mois). Il faut toutefois surveiller étroitement les animaux et prendre note de leur condition corporelle de manière à leur offrir les suppléments nécessaires au besoin.

La valeur alimentaire des tiges commence à décliner aussitôt après la récolte; il est donc préférable d’envoyer les bêtes au pâturage le plus tôt possible. Au départ, la valeur alimentaire des tiges peut représenter jusqu’à 70 % des unités nutritives totales (UNT), mais au cours de l’hiver, le pourcentage diminue jusqu’à environ 40 %.

La diminution de la valeur alimentaire des tiges est due en partie à la décomposition des feuilles et des tiges et dépend aussi du fait que les vaches consomment les grains et les feuilles à haute valeur nutritive au début de la période de pâturage et laissent de côté les parties moins nutritives qu’elles mangeront plus tard.

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