Machinerie : louer ou acheter?

bbbDemandez aux gens pourquoi ils louent leur machinerie et la plupart vous répondront : « Pour une question d’impôts ». Mais ce n’est pas la meilleure raison pour louer, disent les experts. « Si vous louez une moissonneuse-batteuse pour 10 000 $ par année, vous pouvez déduire tous les ans la totalité de ces 10 000 $ pendant toute la durée de la location », explique Matt Bolley, conseiller commercial pour Meyers Norris Penny.

« Inversement, si vous achetez une batteuse, vous ne pouvez déduire que l’intérêt plus 30 % de son coût par an (15 % l’année de l’achat) sur le montant restant, qui diminue chaque année. Par exemple, en achetant une moissonneuse-batteuse de 100 000 $, vous pourrez déduire 15 000 $ en amortissement la première année et 30 % par an les années suivantes sur le montant restant. D’une façon ou de l’autre, vous finirez par déduire la pleine valeur monétaire de cette machine, mais cela prendra plus de temps si vous achetez. »

La location autant que l’achat peut convenir à votre ferme, mais cela dépend des options de financement ou de location offertes, du type d’équipement en question et de son usage, ainsi que de votre position financière.

« Si vous n’avez pas assez d’argent liquide sous la main ou ne faites pas d’échange d’actif, alors la location peut s’avérer avantageuse pour votre flux net de trésorerie puisqu’elle exige un moins grand déboursé initial que l’achat », indique Lance Stockbrugger, comptable agréé en Saskatchewan.

La location peut s’avérer un bon choix pour les producteurs qui renouvellent souvent leur machinerie. « Si votre pulvérisateur travaille beaucoup et s’use rapidement, vous pouvez en louer un, disons tous les deux ou trois ans, et obtenir à chaque fois un nouvel appareil assez fiable, illustre Lance Stockbrugger. Mais, d’un autre côté, vous pourriez accroître votre capital en achetant du matériel que vous utilisez moins souvent, par exemple un tracteur à quatre roues motrices : vu son peu d’usures, il aurait une bonne valeur de revente. »

Étant donné la faiblesse actuelle de notre dollar, l’équipement usagé de qualité présente une valeur de revente intéressante, ce qui peut constituer une bonne raison d’en être propriétaire. Mais si le dollar se remet à grimper, la location permettra de supprimer le risque de diminution de sa valeur, ajoute-t-il.

Tout le monde ne doit pas pour autant louer son pulvérisateur ou acheter sa moissonneuse-batteuse. Les agriculteurs doivent plutôt analyser chaque transaction au cas par cas, en tenant compte de leur situation fiscale et financière.

Parfois, c’est avant tout une affaire de préférence personnelle, constate Dan East, de Financement agricole Canada (FAC). « De nombreux agriculteurs préfèrent être propriétaires de leur machinerie. Mais il est essentiel d’examiner tous les scénarios de paiement de prêt ou de location, en calculant le coût à l’hectare de la machine pour connaître l’option qui convient le mieux à la ferme. »

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